Alors que les 31es Jeux olympiques d’été arrivaient à terme, les athlètes canadiens ont fait un dernier tour de piste au stade Maracanã de Rio de Janeiro, où était célébrée, dimanche soir, la cérémonie de clôture.

La nageuse étoile Penny Oleksiak, qui à 16 ans seulement s’est avérée la grande révélation des Jeux de Rio, avait l’honneur de porter le drapeau du pays.

La porte-drapeau du Canada, Penny Oleksiak, lors de la cérémonie de clôture aux Jeux de 2016, à Rio. Photo : COC.

La porte-drapeau du Canada, Penny Oleksiak, lors de la cérémonie de clôture aux Jeux de 2016, à Rio. Photo : COC.

À sa première participation olympique, la jeune Ontarienne a été une véritable inspiration pour ses 313 comparses de la délégation nationale. En remportant quatre médailles au Stade aquatique olympique de Barra, elle est devenue la nageuse canadienne la plus décorée de l’histoire aux mêmes Jeux.

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Les autres athlètes canadiens ont également contribué à faire des Jeux de Rio un immense succès pour le pays. Avec 22 médailles (4 d’or, 3 d’argent et 15 de bronze), le Canada a non seulement dépassé sa récolte de Londres 2012 (18 médailles), mais a égalé sa meilleure performance olympique aux Jeux d’été qui avait été réalisée à Atlanta en 1996.

Alors qu’elle visait le top-12 au classement des médailles, Équipe Canada termine son aventure brésilienne au 10e rang.

Les Canadiens ont été particulièrement remarquables à la natation et en athlétisme, deux sports où ils ont remporté six médailles. Les femmes de l’équipe nationale ont brillé lors de ces Jeux en cumulant 16 médailles.

Au revoir Rio

Sous les feux d’artifices, le stade s’est illuminé pour faire place aux artisans d’une cérémonie toute en couleurs, en musique et en danse.

Le groupe brésilien Barbatuques a ouvert les festivités en chantant l’hymne de Rio 2016. Au son de la mélodie, des oiseaux multicolores ont envahi le parterre. Célébrant la beauté et la diversité de la faune de la ville hôte, ils ont conclu leur danse en formant les anneaux olympiques.

Martinho da Vila a ensuite entonné Carinhoso, considérée comme l’une des plus belles chansons brésiliennes de tous les temps.

Pour accueillir les porte-drapeaux des 207 pays représentés aux Jeux, Roberta Sá a interprété Tico-Tico no Fubá à la manière de Carmen Mirande. Tous les athlètes ont ensuite fait leur entrée. Malgré la pluie, ils ont déambulé tout sourire, drapeau à la main, dans une ambiance survoltée. Danseurs et DJs se sont joints à la fête.

Le spectacle s’est poursuivi avec la scène L’art des gens, dédiée aux artistes brésiliens d’hier à aujourd’hui. Des peintures rupestres du Serra da Capivara National Park aux œuvres d’art contemporaines, leur apport à la culture du pays a été salué.

Amener l’argile à la vie a été un autre moment enlevant de cette cérémonie de clôture. Sur la musique de Luiz Gonzaga, le Grupo Corpo a invité les gens à la danse. Des figurines d’argile lui ont succédé en s’adonnant au forró, une danse populaire du nord-est du Brésil.

Ils ont cédé leur place aux héros des Jeux, les athlètes. Des images des meilleurs moments de la dernière quinzaine ont alors été projetées dans le stade. Comme le veut la tradition, la remise des médailles du marathon masculin, disputé en matinée, a été effectuée.

L’hymne olympique a résonné dans l’enceinte, puis le drapeau des Jeux a été remis à la gouverneure de la ville de Tokyo, où se dérouleront les 32e olympiques d’été, en 2020. En guise d’avant-goût, le Japon a présenté un numéro spécial tout à fait électrisant. Le premier ministre Shinzo Abe s’est même présenté à la foule en personnifiant Super Mario.

Après les allocutions protocolaires, un vaste jardin s’est déployé. Alors que la voix de Mariene de Castro s’élevait dans le stade, une cascade d’eau a éteint la flamme.

C’est dans un grand carnaval que la cérémonie s’est terminée et que Rio, la cidade maravilhosa, a célébré la fin de son aventure olympique.