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Des championnes olympiques en mode survie pour une expédition au pôle Nord

Des championnes olympiques en mode survie pour une expédition au pôle Nord

Par Callum Ng

Les championnes Caroline Ouellette et Geneviève Lacasse tentent de rejoindre le pôle magnétique nord et les éléments sont maintenant leurs principaux adversaires.

Geneviève Lacasse se trouvait sur l’île King Christian quand nous lui avons parlé par téléphone satellite. Elle s’est esclaffée lorsqu’on lui a demandé comment elle allait. Sa réponse : « Je survis ».

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Les deux hockeyeuses font partie des 53 aventuriers qui skieront pendant une dizaine de jours sous un soleil qui ne se couche jamais en tirant des traîneaux d’une centaine de livres par des températures frôlant les -35 degrés Celsius.

À LIRE AUSSI : De la médaille d’or au pôle Nord

La première nuit

« La première nuit au froid a été intéressante », raconte Geneviève. Naturellement, le grand défi est de rester au chaud. « Nous avons une Nalgene remplie d’eau chaude que nous mettons sur notre ventre ou sur nos pieds quand nous avons froid », ajoute la gardienne de but.

« Le sac de couchage sert seulement d’isolant et si on n’y amène pas de chaleur, il ne se réchauffera pas. » – Geneviève Lacasse

C’est bien beau, mais la nuit ça ne veut pas dire grand-chose dans l’Arctique, surtout dans une tente. Le soleil brille 24 heures par jour. Mais Geneviève a une stratégie pour bien dormir. « Je dors avec une cagoule, tous mes vêtements et une tuque que je descends sur mes yeux », explique-t-elle. L’ancienne joueuse des Friars de Providence n’a pas encore trouvé le truc miracle pour réchauffer son sac de couchage. « Je cherche toujours », dit-elle.

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Le début de la journée

Caroline Ouellette : « Quand on se réveille à 7 h 30, on se dépêche à s’habiller. » Les déjeuners se prennent dans la tente principale. Au menu, il y a du gruau, des craquelins, du thé et du café. Il y a de l’eau partout sous forme de neige ou de glace, mais on doit la faire bouillir avant de la verser dans les gourdes. « C’est assez long », commente Caroline qui raconte qu’il faut entre trois et quatre heures pour démonter le camp avant de se mettre en route.

« On sort vraiment de notre zone de confort. À l’aréna, nous sommes toujours au chaud. J’ai énormément d’admiration pour nos explorateurs qui le font par passion. » – Caroline Ouellette

Une fois l’équipement, la nourriture, l’eau et le camp placés dans le traineau, ceux-ci peuvent facilement peser quelques centaines de livres. Tout le monde transporte aussi un sac à dos de 30 à 40 lb. « Le traineau est lourd à tirer, mais je pense que notre entraînement nous aide », dit Caroline.

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QUELQUES FAITS :

12 à 15 km de ski par jour. Périodes de deux heures entrecoupées de pauses de 10 à 15 minutes.

Sensibilisation aux besoins des vétérans canadiens.

Le périple s’étend sur 125 km et son point d’arrivée est le pôle nord magnétique (ou plutôt l’endroit où il se trouvait en 1996). Il bouge! (Nous savions que vous nous poseriez la question)

« Nous avons eu la chance de rencontrer des militaires extraordinaires. Quand les athlètes se blessent, ils croient que c’est la fin du monde. Mais ce n’est rien en comparaison des épreuves qu’ils ont traversées. La nuit, on a froid et on a peur de ne jamais être capable de se réchauffer et je n’ose pas m’imaginer à quel point c’est terrifiant d’aller à la guerre. » – Caroline Ouellette

 

En ski

Shaun Francis, le président de La patrie gravée sur le cœur, n’a pas peur de l’aventure. En 2012, il a gravi un des sommets de l’Himalaya, près du mont Everest, qui s’élève à 6189 mètres. Il dit que l’expédition arctique représente un tout autre défi. « Nous devons combattre le froid en tout temps. Tout est plus long. On pense même plus lentement. Le froid est toujours présent et il n’y a pas moyen d’y échapper. On y pense toujours et on doit avoir les moyens et l’équipement nécessaire pour y survivre. »

« L’océan Arctique s’étend à perte de vue et c’est extraordinaire de s’y trouver. On ne penserait pas que tout ça fait partie du Canada » – Shaun Francis

Les ours polaires constituent une autre menace pour le groupe. Shaun Francis nous assure qu’aucune joueuse de hockey ne servira de repas aux ours polaires. « Les expéditions précédentes en ont vu de près, mais ils n’ont mangé personne. Un chien d’ours accompagne l’expédition. Le groupe est aussi armé, mais c’est seulement pour faire peur aux bêtes qui évitent généralement les groupes nombreux. « Je pense que ce serait encore mieux si nous rencontrions un ours polaire parce que tout le monde espère en voir un. »

AU MENU :

Lunch :  jerky de boeuf, saucisse, truffe au chocolat et bacon fumé

« Il faut manger vite avant que la nourriture gèle », raconte Caroline.

Souper : fromage, craquelins, rations militaires lyophilisées

Les rations militaires ne semblent pas très appétissantes, mais vous vous trompez! « C’est vraiment vraiment bon. Ça m’a surpris! C’est un sachet hermétiquement fermé qu’on réchauffe dans l’eau bouillante avant de le manger. C’est délicieux », affirme Caroline. Nous la croyons sur parole!

L’objectif du groupe est de rejoindre le pôle nord magnétique d’ici le vendredi 2 mai. Crédit photo: La patrie gravée sur le cœur

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Ouellette lors d’un match de communauté avant son départ.

Par Callum Ng

Rédacteur et homme des médias. Rédacteur principal et producteur pour Olympique.ca. Rêveur, réalisateur et conteur. Découvrez ce qui vous passionne.

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