Biographie :

Jane Channell a eu le coup de foudre pour le skeleton dès sa première descente. Elle a été conquise par la ligne mince entre la maîtrise et la perte de contrôle. Son goût pour la vitesse s’exprimait déjà lorsqu’elle faisait partie de l’équipe de sprint de l’Université Simon Fraser. C’est en courant le plus rapidement possible qu’elle se sentait libre. Ce sentiment l’a d’ailleurs aidée à traverser une période difficile après le décès subit de son copain en novembre 2009.

En 2009, Jane a également participé à deux camps de l’équipe nationale de bobsleigh, mais elle était davantage attirée par le skeleton. Après l’obtention de son diplôme, en 2011, elle a déménagé à Whistler pour une immersion totale dans le sport. Elle y a travaillé et s’y est entraînée à temps plein pendant deux hivers. La deuxième année, elle a rejoint l’équipe nationale de développement et l’année suivante, elle a déménagé à Calgary. Après une saison 2012‑2013 en compétition sur le circuit de la Coupe nord-américaine, elle a intégré le circuit de la Coupe intercontinentale la saison suivante. Jane a rejoint le circuit de la Coupe du monde à la deuxième moitié de la saison 2014‑2015, et elle s’est démarquée aux Championnats du monde de 2015 en se classant au 4e rang. Le podium lui a échappé par six centièmes (0,06) de seconde.

Lors de la saison 2015‑2016, elle a continué à progresser et en décembre 2015, elle est montée pour la première fois sur le podium de la Coupe du monde lorsqu’elle a terminé au 3e rang de l’arrêt de Winterberg. En janvier 2016, elle grimpait d’un échelon en décrochant la 2e place à Park City. Ces deux résultats lui ont permis de se classer au 3e rang du classement général de la Coupe du monde en dépit d’un problème récurrent à l’ischio-jambier causé par une déchirure survenue à la fin de l’été. Elle est remontée sur un podium de Coupe du monde en novembre 2017 en terminant au 2e rang à Whistler.

À PyeongChang 2018, Jane a terminé au 10e rang.

À propos de Jane

Débuts : Elle regardait la compétition de skeleton de Salt Lake City 2002 à la télévision avec son grand-père, quand celui-ci s’est tourné vers elle en disant « ils sont fous ». Elle a immédiatement su qu’elle devait essayer. La médaille d’or de Jon Montgomery à Vancouver 2010 l’a beaucoup inspirée. Au‑delà du skeleton : Elle a obtenu son baccalauréat ès sciences en géographie physique de l’Université Simon Fraser en 2011. Elle est entraîneure bénévole pour le programme de softball d’Olympiques Spéciaux Calgary. Elle est athlète ambassadrice de Rapides et Radieuses. Elle aime la lecture, le cinéma et les casse-têtes. Sa devise : « Je vis dans l’instant présent. Je termine tout. Je n’ai pas de regrets. Je vis à tue-tête. » Elle met toujours sa chaussette gauche en premier, suivie de son soulier et de son gant gauches. Lorsqu’elle commence par le côté droit, elle recommence.