Quatre Canadiens se qualifient pour les finales de bosses après le premier tour des qualifications
Un champion expérimenté et trois nouveaux olympiens se sont démarqués lors de l’épreuve de bosses, qui a débuté mardi, à Milano Cortina 2026.
Julien Viel a été le meilleur Canadien, terminant deuxième lors du premier tour des qualifications masculines, ce qui lui a automatiquement assuré une place en finale. Il a devancé de justesse Mikaël Kingsbury, triple médaillé olympique.
En bosses, les 10 meilleurs du premier tour passent directement au premier tour de la finale, tandis que les autres skieurs participent à un second tour de qualification pour se disputer 10 places supplémentaires en finale. Les huit meilleurs de ce groupe accèdent ensuite au second tour final pour déterminer les médaillés.
Viel a admis avoir été nerveux avant l’épreuve, mais sa performance s’est déroulée selon le plan.
« Je suis content de m’être qualifié, c’est un stress de moins et je peux maintenant me concentrer sur la finale, a-t-il dit. Je me sentais bien avec ma routine en haut. Ce matin, je ressentais de la nervosité, mais une fois sur mes skis, tout s’est placé. Je suis content de mon baptême olympique. »

Le jeune Canadien de 24 ans venait de réaliser une percée majeure le mois dernier, remportant sa première médaille d’or en Coupe du monde en bosses doubles à Val Saint-Come.
Derrière Viel, Kingsbury, le roi des bosses, a pris la troisième place mardi. Les débuts olympiques de Kingsbury semblent déjà loin, lui qui participe à ses quatrièmes Jeux olympiques.
À 33 ans, Kingsbury est devenu le premier skieur masculin de bosses à remporter trois médailles olympiques, après sa celle d’argent obtenue à Beijing 2022. Il vise désormais une nouvelle médaille pour ajouter à sa collection : une d’or, deux d’argent, neuf titres mondiaux et 100 victoires en Coupe du monde.
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« Ce n’était pas ma meilleure descente, a commenté Kingsbury avec optimisme. Il y a beaucoup à améliorer, ce qui est encourageant… Le positif, c’est que je peux aller plus vite, améliorer mon ski et perfectionner mes deux sauts. »
La première place est revenue au Japonais Ikuma Horishima, un rival de longue date de Kingsbury, qui cherche à décrocher son premier titre olympique.

Du côté féminin, deux autres Canadiennes se sont qualifiées pour la finale : Maïa Schwinghammer, 6e, et Laurianne Desmarais-Gilbert, 8e.
Schwinghammer, une des dernières à s’élancer, a admis avoir été nerveuse avant sa descente.
« C’était vraiment calme là-haut, sans autre athlète à la fin… Ça a ajouté un peu de stress à une journée déjà stressante, mes débuts olympiques. »
La Saskatchewanaise de 24 ans a su calmer sa nervosité et a obtenu une note de 74,90. Schwinghammer avait déjà marqué les esprits après avoir remporté le bronze aux Championnats du monde 2025.

Elle pourra célébrer avec plusieurs proches si elle décroche une médaille.
« Toute ma famille est ici, mon frère, ma sœur… Je suis heureuse d’avoir pu contrôler mes nerfs et exécuter une descente propre et prudente dont je savais être capable. Je serai prête à me dépasser demain. »
Desmarais-Gilbert a également fait ses débuts olympiques et s’est qualifiée grâce à une place dans le top 10.
« Depuis que j’ai franchi la ligne d’arrivée, je suis officiellement une olympienne, donc c’est vraiment incroyable. »

Chez les hommes, Elliot Vaillancourt devra tenter sa chance lors du second tour de qualification jeudi, après avoir terminé 16e.
Chez les femmes, Ashley Koehler a pris la 13e place, tandis que Jessica Linton a fini 15e.
Le second tour des qualifications et les finales auront lieu mercredi pour les femmes et jeudi pour les hommes.



