Cet article fait partie du contenu et des initiatives de la Fondation olympique canadienne pour BÂTIR mars 2018.

Le skieur acrobatique canadien Travis Gerrits comprend ce qu’est la stigmatisation des personnes touchées par une maladie mentale. Après sa participation aux Jeux olympiques d’hiver de Sotchi 2014, Travis a reçu un diagnostic de trouble bipolaire de type 1. Déterminé à ne pas laisser la maladie le définir ni contrôler sa vie et à accepter sa condition, il devait cependant apprendre à vivre avec une étiquette qui comportait son lot de difficultés.

Travis est tombé amoureux de l’épreuve de sauts en ski acrobatique lorsqu’il était très jeune, et sa passion et son vif enthousiasme pour le sport n’ont cessé de grandir au fil des années. La sensation de voler lui donne l’impression de pouvoir surmonter tout obstacle physique, émotif ou psychologique. Cela lui permet de se concentrer sur le moment présent, et il vit pour ce moment.

Il a réalisé qu’un changement s’était opéré au retour de Sotchi 2014, lorsqu’il essayait de reprendre l’entraînement. Il se sentait de plus en plus envahi par un état dépressif. Ce sentiment n’était pas nouveau pour lui; il allait et venait depuis plusieurs années.

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Pour Travis, le trouble bipolaire de type 1 ne se manifeste pas tous les jours, mais plutôt par cycles de trois semaines alternant entre des hauts et des bas, des épisodes maniaques et des épisodes dépressifs. Rien qui ne facilite l’entraînement et la compétition.

Travis Gerrits

Avec l’aide de psychologues sportifs spécialisés, de la médication et de la thérapie, Travis a continué sur la voie du succès. Partager son récit lui a donné la chance d’inspirer des gens à aller chercher de l’aide et à recevoir les traitements nécessaires. Grâce au financement offert par Bell par l’entremise de la Fondation olympique canadienne, Travis et plusieurs autres athlètes canadiens peuvent se permettre d’obtenir des services personnalisés en santé mentale.

Revoyez la vidéo complète de Travis ici. Joignez-vous à la conversation #BellCausepourlacause.

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Peu de choses font peur à la planchiste Mercedes Nicoll, et la dépression n’en fait certes pas partie.

Mercedes Nicoll à Whistler en 2017.

Chaque fois qu’elle se tient au départ de la piste de demi-lune, elle devient excitée. Une sensation réconfortante l’envahit. La meilleure sensation que l’on puisse vivre. Elle ressent un bien-être incroyable. Puis, un jour, tout s’est écroulé.

Après avoir fait une terrible chute lors d’une descente d’entraînement à Sotchi 2014, Mercedes a senti qu’un changement s’était opéré. Elle était démoralisée et n’avait plus cette étincelle dans les yeux.

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Elle était montée dans les airs à une hauteur de plus deux étages, puis était tombée à la renverse sur la piste de demi-lune, se fracturant une hanche et se blessant gravement un côté du visage. Elle avait travaillé si fort pour se rendre à Sotchi, et là, tout s’effondrait. Elle savait qu’elle avait subi une commotion cérébrale, mais n’avait aucune idée que la dépression allait frapper.

Équipe Canada - Team Canada - Mercedes Nicoll

Mercedes Nicoll compétitionne aux demi-finales de snowboard demi-lune aux Jeux olympiques de Vancouver 2010, le 18 février 2010. (AP Photo/Mark J. Terrill)

La dépression prend le contrôle. On peut paraître bien aux yeux des autres quand, en réalité, on implose. Mercedes n’a pas peur de vivre avec la dépression; la dépression fait partie d’elle. Et elle espère inspirer les autres à partager ce qu’ils ont vécu parce qu’en parler aide à guérir.

Alors qu’elle faisait de la réadaptation pour guérir les blessures causées par sa chute, elle s’est initiée à l’art-thérapie – utiliser la peinture pour exprimer ses émotions et les partager avec tous. Exprimer toutes ses sensations sur des toiles lui a permis de passer à travers des périodes très sombres.

Mercedes était aussi très chanceuse d’avoir accès à des psychologues sportifs qui l’ont aidée à s’en sortir. Elle ira bientôt à PyeongChang, et on peut à nouveau voir l’étincelle briller dans ses yeux. Grâce au financement offert par Bell par l’entremise de la Fondation olympique canadienne, les athlètes canadiens de haute performance comme elle ont accès à des services personnalisés en santé mentale.

Revoyez la vidéo complète de Mercedes ici. Joignez-vous à la conversation #BellCausepourlacause.