Des techniciens de glace canadiens ont contribué à mettre en place la plus belle piste possible en vue des épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton à PyeongChang 2018.

Au centre de glisse de PyeongChang 2018, surveillez l’équipe d’employés canadiens et leur grattoir à glace avec un drapeau canadien peint de chaque côté.

Les employés utilisent un grattoir à glace qui a aussi été utilisé en 2010, à Vancouver.

Après avoir entendu les recommandations du renommé directeur de pistes Tracy Seitz, la fédération coréenne de glisse a demandé de l’aide à neuf professionnels canadiens, dont Greg Harries et Adam Taber, afin de créer la surface olympique.

Harries et Taber ont travaillé d’arrache-pied tout au long de leur carrière. Leur éthique de travail leur a permis de se forger une bonne réputation en ce qui concerne l’entretien des glaces.

«C’est super de voir les athlètes performer sur la surface que nous avons aidé à concevoir! On a appris à les connaître grâce aux événements et aux entraînements qui avaient lieu à Whistler. On est vraiment fiers de contribuer à leur succès», raconte Adam Taber.

Reid Watts glisse lors de la Coupe du monde de luge de Whistler, en 2016. LA PRESSE CANADIENNE/Jonathan Hayward

«Un des meilleurs sentiments liés à notre métier est de voir la progression et le développement de chaque athlète. Je me rappelle de la première fois où Reid Watts s’est élancé sur la piste de Whistler, ajoute-t-il. Maintenant, c’est glorifiant de le voir avec Équipe Canada représenter notre pays!»

Un rôle important du début à la fin

Les pistes de glace sont constamment retravaillées et sont entièrement faites et entretenues à la main. «Ça demande beaucoup de travail et on y met énormément de passion», mentionne Taber.

À l’occasion de PyeongChang 2018, l’équipe comprend six employés locaux et seize internationaux. Ces derniers sont sur place depuis près d’un mois, préparant la piste olympique qui sera utilisée pour les compétitions de bobsleigh, de luge et de skeleton.

«Lorsqu’on commence une piste, on parle d’au moins une douzaine de travailleurs qui s’occupent des installations pendant une semaine avant d’avoir assez de glace pour les descentes. Ensuite, on ne cesse de l’entretenir», explique Taber.

C’est ici qu’auront lieu les épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton à PyeongChang 2018.

Une fois que les Jeux olympiques débutent, une journée typique de Taber et Harries commence avec la préparation de la piste. Cela inclut de créer un chemin pour que les employés soient en mesure de circuler afin de constater les dommages. La glace fissurée sera balayée et de l’eau sera ajoutée pour conserver le tout. Taber et Harries vont donc contribuer aux succès de chaque événement ayant lieu sur cette piste, eux qui répareront la surface entre chaque épreuve.

Les techniciens de glace jouent également un rôle primordial en cas d’accident. Si cela venait à se produire, Harries, Taber et les autres employés sont responsables d’aller chercher les athlètes sur la glace.

Une autre expérience olympique

Harries et Taber ont bénéficié de leur bonne réputation pour vivre leur première expérience olympique en 2010, à Vancouver. Jamais ils n’auraient cru avoir la chance de retravailler pour des Olympiques dans leur vie.

«Je n’aurais jamais pensé que devenir un technicien de glace à l’international pourrait être ma profession. Une fois que je l’ai réalisé, je travaillais sur la piste de Whistler, mais j’espérais recevoir un appel», affirme Adam Taber.

Shelley-Ann Brown et Helen Upperton à Vancouver, en 2010.

Les deux techniciens de glace ont travaillé aux côtés de Tracy Seitz à Vancouver 2010. Taber et Harries estiment qu’ils ont grandement appris auprès de Seitz, lui qui compte plus de 30 années d’expérience dans le métier. Ce dernier a été responsable de Salt Lake City 2002, de Turin 2006 et de Vancouver 2010. Au cours de ces années, il a appris tout ce qu’il y avait à savoir sur le sujet.

«On est chanceux d’avoir eu droit à ses conseils durant les Jeux de Vancouver. Il en demandait beaucoup, mais ça a été bénéfique pour nous, se souvient Harries. On a pris ce travail à cœur et on s’est forgé un nom en créant les plus belles surfaces au monde.»

Gardez en tête tout le travail accompli par Taber, Harries ainsi que sur tous les autres techniciens de glace canadiens au cours des Jeux de PyeongChang 2018. Les épreuves de luge seront les premières présentées sur la piste, le 10 février prochain.

Consultez l’horaire des compétitions de PyeongChang 2018 par sport.