Peu de choses font peur à la planchiste Mercedes Nicoll, et la dépression n’en fait certes pas partie.

Chaque fois qu’elle se tient au départ de la piste de demi-lune, elle devient excitée. Une sensation réconfortante l’envahit. La meilleure sensation que l’on puisse vivre. Elle ressent un bien-être incroyable. Puis, un jour, tout s’est écroulé.

Après avoir fait une terrible chute lors d’une descente d’entraînement à Sotchi 2014, Mercedes a senti qu’un changement s’était opéré. Elle était démoralisée et n’avait plus cette étincelle dans les yeux.

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Elle était montée dans les airs à une hauteur de plus deux étages, puis était tombée à la renverse sur la piste de demi-lune, se fracturant une hanche et se blessant gravement un côté du visage. Elle avait travaillé si fort pour se rendre à Sotchi, et là, tout s’effondrait. Elle savait qu’elle avait subi une commotion cérébrale, mais n’avait aucune idée que la dépression allait frapper.

Équipe Canada - Team Canada - Mercedes Nicoll

Mercedes Nicoll compétitionne aux demi-finales de snowboard demi-lune aux Jeux olympiques de Vancouver 2010, le 18 février 2010. (AP Photo/Mark J. Terrill)

La dépression prend le contrôle. On peut paraître bien aux yeux des autres quand, en réalité, on implose. Mercedes n’a pas peur de vivre avec la dépression; la dépression fait partie d’elle. Et elle espère inspirer les autres à partager ce qu’ils ont vécu parce qu’en parler aide à guérir.

Alors qu’elle faisait de la réadaptation pour guérir les blessures causées par sa chute, elle s’est initiée à l’art-thérapie – utiliser la peinture pour exprimer ses émotions et les partager avec tous. Exprimer toutes ses sensations sur des toiles lui a permis de passer à travers des périodes très sombres.

I've learned a lot in the past four years. It wasn't an easy journey, but I'm grateful to be back💖. . It was never a dream of mine to compete at the Olympics, as I started competing in snowboarding the Olympics became a goal. . At my first Games in 2006, I fell in qualifiers, ending my first Olympics with the surge of revenge in my body. . In my backyard at the 2010 Vancouver Olympics I made my way through qualifiers, semifinals and finals ending up top Canadian in halfpipe, 6th place. I had @marniemc2 and @rickhansenfdn asking me how I though I could do at the next Games… . For my third Games, Sochi 2014 was a contest that would change my life forever. 2014 did not go many people's way, due to sever snow conditions. A crash in practice that took over two years to recover from, not knowing, only hoping I would snowboard again. . Three years ago I could not have imagined my 4th Olympics being a possibility. I've worked my ass off to get back to sport and snowboarding, now after my hardest journey so far, I get to represent Canada at the Olympics again. . It wasn't an easy journey, I'm grateful to be back. I'm so proud to officially announce that I'll be headed to my fourth Olympics! 🙋❤️🏂. . Thank you for your encouraging words over the last four years, you helped me get back to the Olympics! 😘❤️🙌. . . #olympian #roadtopeyongchang #canadian #blondshavemorefun #🙋

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Mercedes était aussi très chanceuse d’avoir accès à des psychologues sportifs qui l’ont aidée à s’en sortir. Elle ira bientôt à PyeongChang, et on peut à nouveau voir l’étincelle briller dans ses yeux. Grâce au financement offert par Bell par l’entremise de la Fondation olympique canadienne, les athlètes canadiens de haute performance comme elle ont accès à des services personnalisés en santé mentale.

Le 31 janvier, à l’occasion de la Journée Bell cause pour la cause, joignez-vous à la conversation à #BellCause.