Olympique.ca partage avec vous sa vision de ce à quoi pourraient ressembler les Jeux olympiques de l’avenir, grâce à l’ajout de nouveaux sports. Nous appellerons cette série d’articles : les Jeux du futur.

Le patinage de descente extrême est un sport relativement nouveau qui gagne en popularité. Son inclusion aux Jeux olympiques d’hiver est-elle envisageable?

Toute ma jeunesse, je l’ai passée à jouer au hockey et à patiner sur le canal Rideau. La première fois que j’ai vu du patinage de descente extrême, je suis tout de suite tombé amoureux. Lors de cette course, quatre patineurs dévalent en même temps une piste aux tournants abrupts et multiples sauts. Le premier patineur à franchir la ligne d’arrivée gagne. A-t-on vraiment besoin d’autres éléments pour rendre un sport intéressant?

La plupart des gens connaissent le sport parce qu’ils ont vu le Red Bull Crashed Ice à la télé. Appuyé par de nombreux commanditaires de qualité, ce sport extrême est aujourd’hui régulièrement diffusé sur les chaînes de sport et revêt un caractère international, à tout le moins, au même niveau que la plupart des autres sports d’hiver.

Certains diront que les sports olympiques devraient refléter une tradition. Or, cette opinion semble avoir récemment changé, et le patinage extrême ne serait pas le premier sport « extrême » à être inclus au programme des Jeux d’hiver. Pensez aux épreuves de demi-lune et de slopestyle, du fait qu’elles partagent de nombreuses similarités avec les épreuves de ski et de surf des neiges déjà tenues.

Le patinage de descente extrême, ou patinage extrême, se déroule en vagues de quatre patineurs qui dévalent une piste extérieure jonchée de multiples obstacles à la manière d’une course de ski cross et de snowboard cross. Chaque course présente des caractéristiques différentes, telles que des sauts, des montées, des bosses, des virages serrés et des quarts de lune.

Chaque course aligne quatre concurrents, ce qui augmente le risque de collisions. Cependant, si les contacts de nature accidentelle sont tolérés, les contacts intentionnels peuvent occasionner la disqualification d’un compétiteur. Selon le parcours de la course, certaines habiletés peuvent avantager ou désavantager les concurrents.

Le circuit mondial, dont la première course a eu lieu en 2001, a suscité un mouvement partout dans le monde. D’après cette vidéo de promotion, ces événements attirent des foules de plus de 100 000 spectateurs. Les villes hôtes du circuit changent d’une année à l’autre, mais les courses ont été tenues dans les principaux pays de sports d’hiver : le Canada, la République tchèque, l’Allemagne, la Finlande, les Pays-Bas, l’Irlande du Nord, la Suède, la Suisse, la Russie et les États-Unis.

En plus de la touche personnelle internationale qu’apporte chaque ville hôte aux événements du circuit, les meilleurs athlètes du sport viennent aussi de plusieurs pays. Au terme des cinq dernières saisons du circuit, la première position du classement général final a été occupée par des athlètes de cinq pays différents, à savoir l’Autriche, le Canada, la Finlande, l’Allemagne et la Suisse.

Cameron Naasz (USA) (L), Scott Croxall (CAN) (C), Marco Dallago (AUT) (R) - Award Ceremony

Sur le podium, Cameron Naasz (USA) (L), Scott Croxall (CAN) (C) et Marco Dallago (AUT) (R) reçoivent leurs trophées d’ours en bois à Helsinki, en Finlande. (Source : Samo Vidic/Red Bull Content Pool)

Sur le site de la World Ice Cross Association, on y énumère au moins 20 pays de quatre continents (Asie, Australie, Europe et Amérique du Nord) qui ont une association nationale.

Dans le but de favoriser la réglementation du sport, l’International Ice Cross Sports Federation (IICSF) a été fondée en 2014 pour « gouverner, développer et promouvoir le sport à l’échelle mondiale ». Comme mentionné sur son site Internet, la Fédération a pour objectif d’« être un acteur de la réussite des Jeux olympiques d’hiver et de contribuer à son succès ».

À mon avis, le patinage extrême est parfaitement approprié pour les Jeux olympiques d’hiver. Le CIO reconnaît d’ailleurs ses trois valeurs olympiques, que sont l’excellence, l’amitié et le respect, dans ce sport.

Le niveau de compétition élevé reflète l’excellence; la culture véhiculée par le sport reflète celle du CIO. La plupart des courses que j’ai vues se terminaient par des concurrents qui se félicitaient ou se consolaient. Si ces gestes ne traduisent pas les valeurs d’amitié et de respect, alors je ne vois pas ce qui pourrait.

Jacqueline Legere (CAN), Salla Kyhala (FIN) et Tamara Kajah (CAN) célèbrent leur podium à Saint Paul, au Minnesota. (Source : Balazs Gardi/Red Bull Content Pool)

Jacqueline Legere (CAN), Salla Kyhala (FIN) et Tamara Kajah (CAN) célèbrent leur podium à Saint Paul, au Minnesota. (Source : Balazs Gardi/Red Bull Content Pool)

Si le patinage extrême est traditionnellement pratiqué par les hommes, les femmes aussi peuvent s’y adonner grâce au récent ajout d’un circuit féminin. Au total, six courses féminines ont été tenues, dont la plus récente alignait 28 compétitrices issues de cinq pays différents. En fait, l’une des meilleures patineuses, Salla Kyhala, de Finlande, a même concouru à plusieurs occasions contre des hommes.

En plus des épreuves féminines et masculines, il existe aussi une épreuve par équipes. Depuis peu de temps, le format de la course est passé au format à élimination directe opposant deux équipes de trois patineurs.

Si vous n’avez jamais regardé de course, ne manquez pas la finale de la saison qui aura lieu à Edmonton du 12 au 14 mars. Vous connaîtrez donc déjà le sport lorsqu’il fera son entrée aux Jeux olympiques d’hiver.

Aimeriez-vous que le patinage de descente extrême soit ajouté au programme olympique? Donnez-nous votre opinion sur Twitter ou Facebook.