Biographie :

Gilmore Junio s’est fait connaître sur la scène internationale par sa remarquable démonstration d’esprit sportif à Sotchi 2014, lorsqu’il a cédé sa place à l’épreuve du 1000 m à son coéquipier Denny Morrison, qui n’avait pas réussi à se qualifier pour cette épreuve en raison de la chute qu’il avait subie aux essais de sélection olympique de l’équipe canadienne. Morrison a fini par remporter l’argent au 1000 m, une médaille que les deux amis ont célébrée ensemble. Quelques mois plus tard, Gilmore a été récompensé pour son geste d’altruisme en recevant une médaille commémorative spéciale à la suite d’une campagne de financement collectif. Un peu plus tôt, à ces mêmes Jeux, Gilmore avait pris le 10e rang dans sa spécialité, le 500 m, le meilleur résultat canadien de cette épreuve.

Gilmore était un patineur de vitesse sur courte piste prometteur, mais à sa dernière année chez les juniors, un malheur s’est abattu sur lui. Deux semaines avant les Championnats canadiens juniors, il a été écarté de la piste et dans sa chute, sa tête a frappé les côtés de la patinoire. En conséquence, il a subi des fractures par compression aux vertèbres T5 et T8. Deux jours après son retour à la maison, il a décidé de changer pour la longue piste, car le risque de tomber et de se blesser à nouveau en longue piste était moins grand. Deux mois plus tard, il participait à sa première compétition internationale. Il a ensuite concouru aux Championnats du monde juniors de 2010 où il a terminé 4e au 500 m.

À l’été 2010, il a été nommé au sein de l’équipe nationale de développement de patinage de vitesse longue piste et a pris part à quatre étapes de la Coupe du monde. Durant la saison 2011‑2012, il a continué sa progression, concourant régulièrement dans le groupe A de la Coupe du monde contre les meilleurs patineurs internationaux. Il s’est réellement démarqué lors de la saison 2012‑2013 lorsqu’il a remporté sa première médaille à la Coupe du monde, soit une médaille d’argent au 500 m, à Nagano, au mois de décembre. Il a conclu la saison parmi les 10 premiers au classement de la Coupe du monde au 500 m, et il a participé à ses premiers Championnats du monde par distances individuelles. Il a remporté sa première victoire de Coupe du monde le 15 novembre 2013 lorsqu’il est arrivé à égalité en 1re place à l’épreuve du 500 m à Salt Lake City.

Pendant la saison 2016‑2017, Gilmore a cumulé sept médailles de Coupe du monde au 500 m, y compris deux médailles d’or. La saison précédente, il a terminé au 3e rang du classement général de la Coupe du monde à cette même épreuve. Il a passé l’été 2017 en Norvège à s’entraîner sous la direction de la légende canadienne du sprint, Jeremy Wotherspoon.

À propos de Gilmore

Débuts : Il a commencé à jouer au hockey à l’âge de 7 ans. En grandissant, il a réalisé qu’il était trop petit pour une carrière au hockey, mais qu’il était un solide patineur. À l’été 2003, son père lui a suggéré d’essayer le patinage de vitesse, car un camp de dépistage de talents se tenait à l’Anneau olympique de Calgary. Peu de temps après le camp, il a reçu une lettre lui disant qu’il avait du potentiel et qu’il devrait envisager de poursuivre dans ce sport. Au-delà du patinage de vitesse : Gilmore étudie en kinésiologie à l’Université de Calgary. Il aimerait devenir physiothérapeute. Il se garde occupé en compétition en apprenant la guitare et des tours de magie. Il s’intéresse à la production et au montage photographiques et vidéographiques. Il demeure actif pendant l’entre-saison en faisant du vélo, en skiant et en jouant au hockey. Il est ambassadeur de United Way/Centraide Calgary. Son idole est l’ancien capitaine des Flames de Calgary, Jarome Iginla. On le surnomme Gil, Chipotle. Il n’a jamais été aussi fier d’être Canadien qu’au cours de la période de 24 heures qui a été témoin de la victoire du Canada à l’épreuve de poursuite par équipes et de l’équipe masculine de hockey sur glace à Vancouver 2010. Il aime manger un steak la veille d’une compétition. Citation favorite : « La motivation à l’état pur est le sentiment de rendre service aux autres. » – Adam Grant.