Un athlète sur un mur d'escalade de blocs.Darren Calabrese/COC
Darren Calabrese/COC

Escalade sportive

Résumé du sport

Escalade sportive à Paris 2024 

Site : Site d’escalade sportive Le Bourget 

Dates de compétition : 5 au 10 août (Jours 10 à 15)

Épreuves : 4 (2 masculines et 2 féminines)

L’escalade sportive a fait ses débuts olympiques à Tokyo 2020 où les trois disciplines ont été regroupées dans une épreuve combinée. Aux Jeux de Paris 2024, la vitesse sera une épreuve distincte tandis que l’autre épreuve sera un combiné bloc et difficulté. La force, la flexibilité, la planification préalable minutieuse et l’esprit de décision sont les clés du succès.

Une épreuve d'escalade de vitesse.
Photo Thomas Skrlj/COC

En escalade de vitesse, les concurrents grimpent sur un parcours fixe sur un mur de 15 mètres de haut à un angle de 95 degrés le plus rapidement possible. La compétition commence par un tour de qualification au cours duquel chaque athlète grimpe une fois dans chacun des deux couloirs. Leur meilleur temps est utilisé pour classer les grimpeurs et ainsi établir des courses éliminatoires en confrontation directe entre deux concurrents. L’athlète le (ou la) plus rapide à atteindre le haut du mur dans chaque confrontation directe passe au tour suivant. Cela se poursuit jusqu’à ce que les vainqueurs des deux demi-finales se disputent l’or et l’argent dans le cadre de la grande finale, tandis que les perdants des demi-finales se disputent le bronze dans la petite finale.

Pour commencer, les grimpeurs sont attachés par des cordes de sécurité et un harnais. Au moment où le préposé au départ dit « à vos marques », chaque athlète place ses deux mains et un pied sur les prises de départ de son choix pendant que son autre pied est placé au sol, sur le tapis de départ. Une fois que les grimpeurs sont immobiles, le préposé au départ dit « prêt » et déclenche le système de chronométrage.

Le système de chronométrage émet trois signaux sonores, le dernier étant plus aigu et signifiant que les grimpeurs doivent commencer. Bien que le temps de réaction soit important, un faux départ entraînera la disqualification. En haut, ils appuient sur un dispositif avec leur main pour arrêter le chronomètre. Les hommes les plus rapides terminent généralement l’épreuve en cinq à six secondes tandis que les temps gagnants pour les femmes se situent à sept ou huit secondes.

Alannah Yip grimpe un mur de la compétition de blocs.
Photo par Thomas Skrlj/COC

Dans la discipline de bloc, les concurrents escaladent autant de parcours fixes que possible sur un mur de quatre mètres dans un délai de quatre minutes à chaque bloc. Les parcours ont des niveaux de difficulté variés, avec un maximum de 12 prises de main, mais généralement entre quatre et huit. Les grimpeurs ne se trouvent jamais à plus de trois mètres au-dessus d’un tapis de réception, de sorte qu’aucune corde de sécurité n’est requise. Les grimpeurs peuvent essayer à nouveau un parcours s’ils tombent pendant leur tentative initiale. Un parcours est terminé quand les grimpeurs saisissent la prise finale avec les deux mains. Parmi les défis du mur d’escalade, il y a les surplombs et les prises si petits que les grimpeurs ne peuvent compter que sur le bout des doigts. Les points sont attribués en fonction du degré de réussite des grimpeurs sur chaque bloc.

Dans la discipline d’escalade de difficulté, les concurrents grimpent aussi haut que possible sur un mur d’au moins 15 mètres de hauteur et de trois mètres de largeur dans un délai de six minutes. Les grimpeurs sont attachés par des cordes de sécurité qu’ils attachent aux dégaines à différents points de protection le long du parcours. La montée est terminée quand la corde est attachée à la dégaine la plus élevée sur le mur. Les grimpeurs n’ont droit qu’à une seule tentative, donc s’ils tombent, la hauteur atteinte est enregistrée.  Les points accordés pour la hauteur atteinte sont ajoutés à ceux du mur d’escalade afin de déterminer les résultats finaux de l’épreuve combinée.

Un athlète sur un mur d'escalade.
Photo Darren Calabrese/COC

Dans les disciplines de bloc et de difficulté, les concurrents ne sont pas autorisés à pratiquer sur les murs. Pour empêcher les athlètes qui s’exécutent plus tard de gagner un avantage sur ceux qui s’exécutent plus tôt, les grimpeurs ne sont pas autorisés à regarder leurs adversaires parcourir le mur. Avant le début de la compétition, il y a une période d’observation durant laquelle les grimpeurs pourront toucher la ou les premières prises sans que leurs deux pieds quittent le sol. Pour la discipline d’escalade de difficulté, ils peuvent utiliser des jumelles pour voir le parcours et ils peuvent aussi faire des croquis dessinés à la main et prendre des notes.

Histoire de l’escalade sportive

L’escalade en tant que sport de compétition remonte aux années 1940 quand des épreuves axées sur l’escalade de vitesse ont eu lieu dans l’ex-Union soviétique. Quatre décennies plus tard, l’escalade sportive commençait à gagner en popularité à l’échelle internationale, notamment quand l’événement appelé « SportRoccia » a eu lieu à Bardonecchia, en Italie, en 1985. Il s’agissait de la première compétition structurée d’escalade de difficulté et l’événement a lancé une nouvelle ère de l’escalade sportive. En 1986, plus de 10 000 personnes ont regardé les finales de la deuxième édition de SportRoccia. La même année, la première compétition d’escalade en salle a été organisée près de Lyon, en France, donnant un aperçu de l’avenir du sport.

Au début des années 1990, il a été décidé que les compétitions internationales ne se dérouleraient que sur des murs artificiels afin d’éliminer toute incidence sur l’environnement. La première Coupe du monde d’escalade de vitesse et d’escalade de difficulté a eu lieu en 1989, suivie deux ans plus tard par la première édition des Championnats du monde, désormais biennaux, à Francfort, en Allemagne. Après que l’épreuve de bloc ait été officiellement ajouté comme discipline d’escalade sportive en 1998, le sport a continué de croître et aujourd’hui, plus de 80 pays participent à des compétitions d’escalade.

La Fédération internationale d’escalade sportive (IFSC) a été fondée en janvier 2007 et a été reconnue provisoirement par le Comité international olympique plus tard dans l’année. La reconnaissance définitive par le CIO est survenue en février 2010. En 2014, l’escalade sportive a été un sport de démonstration aux Jeux olympiques de la jeunesse d’été à Nanjing, en Chine. Deux ans plus tard, elle a été ajoutée au programme sportif officiel des Jeux olympiques de Tokyo 2020.

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