L’escalade sportive à Tokyo 2020

Site de compétition: Site de sports urbains d’Aomi

Dates des compétitions: à déterminer

Épreuves: 2 (1 masculine, 1 féminine)

Jason Holowach Photo: Greg Lock

L’escalade sportive fera ses débuts olympiques à Tokyo 2020. Trois disciplines – l’escalade de vitesse, le mur d’escalade et l’escalade de difficulté – seront comprises dans une épreuve combinée qui se déroulera dans cet ordre. Vingt athlètes de chaque sexe participeront à la phase de qualification, six concurrents se qualifiant pour la finale qui sera disputée une autre journée.

Durant la phase de qualification, les grimpeurs disposent d’au moins 30 minutes entre les compétitions d’escalade de vitesse et de mur d’escalade, puis d’au moins 120 minutes entre la dernière tentative du mur d’escalade et le début de l’épreuve de difficulté. En finale, cette pause minimum entre les compétitions est réduite à 15 minutes.

Pour chaque compétition complétée, les grimpeurs obtiennent des points de classement. Leur total pour l’épreuve combinée est calculé en multipliant leurs points de classement dans les trois disciplines. Plus le pointage est bas, mieux les grimpeurs sont classés.

Participant à trois disciplines variées, les grimpeurs doivent démontrer de grandes capacités physiques et mentales. La force, la flexibilité, la planification préalable minutieuse et l’esprit de décision sont les clés du succès.

En escalade de vitesse, les concurrents grimpent deux à la fois pour escalader un parcours fixe sur un mur de 15 mètres de haut à un angle de 95 degrés. Pour commencer, les grimpeurs sont attachés par des cordes de sécurité et, au signal du juge de départ, disposent de quatre secondes pour placer les deux mains et un pied sur leur prise de départ préférée. Le système de chronométrage émet trois signaux sonores, le dernier étant plus aigu et signifiant que les grimpeurs doivent commencer. Bien que le temps de réaction soit important, un faux départ entraînera la disqualification. En haut, ils appuient sur un dispositif avec leur main pour arrêter le chronomètre. Les hommes les plus rapides terminent généralement l’épreuve en cinq à six secondes tandis que les temps gagnants pour les femmes se situent à sept ou huit secondes.

Dans la discipline du mur d’escalade, les concurrents escaladent autant de parcours fixes que possible sur un mur de quatre mètres dans un délai de quatre minutes à chaque bloc. Les parcours ont des niveaux de difficulté variés, avec un maximum de 12 prises de main, mais généralement entre quatre et huit. Les grimpeurs ne se trouvent jamais à plus de trois mètres au-dessus d’un tapis de réception, de sorte qu’aucune corde de sécurité n’est requise. Les grimpeurs peuvent essayer à nouveau un parcours s’ils tombent pendant leur tentative initiale. Un parcours est terminé quand les grimpeurs saisissent la prise finale avec les deux mains. Parmi les défis du mur d’escalade, il y a les surplombs et les prises si petits que les grimpeurs ne peuvent compter que sur le bout des doigts.

Dans la discipline d’escalade de difficulté, les concurrents grimpent aussi haut que possible sur un mur d’au moins 15 mètres de hauteur et de trois mètres de largeur dans un délai de six minutes. Les grimpeurs sont attachés par des cordes de sécurité qu’ils attachent aux dégaines à différents points de protection le long du parcours. La montée est terminée quand la corde est attachée à la dégaine la plus élevée sur le mur. Les grimpeurs n’a droit qu’à une seule tentative, donc s’ils tombent, la hauteur atteinte est enregistrée. Si plusieurs athlètes terminent la montée ou atteignent la même hauteur, la vitesse entre en jeu pour déterminer les résultats.

Dans les disciplines du mur d’escalade et d’escalade de difficulté, les concurrents ne sont pas autorisés à pratiquer sur les murs. Pour empêcher les athlètes qui s’exécutent plus tard de gagner un avantage sur ceux qui s’exécutent plus tôt, les grimpeurs ne sont pas autorisés à regarder leurs adversaires parcourir le mur. Avant le début de la compétition, il y aura une période d’observation durant laquelle les grimpeurs pourront toucher la ou les premières prises sans que leurs deux pieds ne quittent le sol. Pour la discipline d’escalade de difficulté, ils peuvent utiliser des jumelles pour voir le parcours et ils peuvent aussi faire des croquis dessinés à la main et prendre des notes. Pour la discipline d’escalade de vitesse, il y a une période d’entraînement désignée avant la phase de qualification.

Historique de l’escalade sportive

Babette Roy Photo: Greg Locke

L’escalade en tant que sport de compétition remonte aux années 1940 lorsque des épreuves axées sur l’escalade de vitesse ont eu lieu dans l’ex-Union soviétique. Quatre décennies plus tard, l’escalade sportive commençait à gagner en popularité à l’échelle internationale, notamment quand l’événement appelé « SportRoccia » a eu lieu à Bardonecchia, en Italie, en 1985. Il s’agissait de la première compétition structurée d’escalade de difficulté et a lancé une nouvelle ère de l’escalade sportive. En 1986, plus de 10 000 personnes ont regardé les finales de la deuxième édition de SportRoccia. La même année, la première compétition d’escalade en salle a été organisée près de Lyon, en France, donnant un aperçu de l’avenir du sport.

Au début des années 1990, il a été décidé que les compétitions internationales ne se dérouleraient que sur des murs artificiels afin d’éliminer toute incidence sur l’environnement. La première Coupe du monde d’escalade de vitesse et d’escalade de difficulté a eu lieu en 1989, suivie deux ans plus tard par la première édition des Championnats du monde, désormais biennaux, à Francfort, en Allemagne. Après que le mur d’escalade ait été officiellement ajouté comme discipline d’escalade sportive en 1998, le sport a continué de croître et aujourd’hui, plus de 80 pays participent à des compétitions d’escalade.

La Fédération internationale d’escalade sportive (IFSC) a été fondée en janvier 2007 et a été reconnue provisoirement par le Comité international olympique plus tard dans l’année. La reconnaissance définitive par le CIO est survenue en février 2010. En 2014, l’escalade sportive a été un sport de démonstration aux Jeux olympiques de la jeunesse d’été à Nanjing, en Chine. Deux ans plus tard, elle a été ajoutée au programme sportif officiel des Jeux olympiques de Tokyo 2020.