Une B-Girl en pleine performance.Ian Walton pour l'OIS/CIO.
Ian Walton pour l'OIS/CIO.

Breaking

Résumé du sport

Breaking à Paris 2024

Site : La Concorde 1

Dates de la compétition : 9 et 10 août (jours 14 et 15)

Épreuves : 2 (1 masculine, 1 féminine) 

Le breaking figure pour la première fois au programme olympique aux Jeux de Paris 2024. Il y aura deux épreuves : B-boys et B-girls.

Chaque épreuve se compose de duels face à face, et la routine de chaque athlète durera au maximum 60 secondes. Les compétitions commencent généralement par une phase de tournoi à la ronde, suivie d’une phase d’élimination directe. Après avoir franchi cette étape, les gagnants des demi-finales s’affrontent pour l’or et l’argent, tandis que les perdants des demi-finales s’affrontent pour le bronze. 

La piste de danse a une taille minimale de six mètres sur six mètres. Les grandes compétitions internationales comptent au moins neuf juges. 

Les juges se concentrent sur cinq catégories, qui ont toutes la même pondération dans la note finale : la technique, la phrase artistique, l’exécution, la musicalité et l’originalité. 

Pour permettre aux juges d’accorder toute leur attention au duel qui se déroule devant eux, un système de jugement Trivium a été créé. La tablette comporte cinq curseurs, un pour chacune des catégories d’attention. Les juges déplacent ces curseurs au fur et à mesure que le combat progresse, ce qui permet d’arriver progressivement à la décision finale dans la comparaison de deux athlètes. Il ne s’agit pas pour les athlètes d’accumuler des points, mais plutôt de faire évoluer « l’équilibre des forces » au fur et à mesure du duel. 

Il y a trois éléments principaux dans les routines du breaking : le toprock, le downrock et le freeze

Les mouvements toprock sont exécutés debout et sont généralement le point de départ des performances en solo, quand l’athlète se prépare à descendre au sol. Présentés avec une attitude énergique, dans un club, c’est ainsi que les breakers attirent l’attention sur eux pour ouvrir l’espace nécessaire à l’exécution de leurs mouvements au sol. 

Les mouvements de downrock sont tous exécutés sur le sol. Il peut s’agir de mouvements dans lesquels l’athlète touche le sol avec ses mains, mais aussi quand il ou elle est sur le dos ou sur le ventre. Les sous-catégories comprennent les chutes (la transition entre le toprock et un mouvement au sol), le jeu de jambes (les pas, les balancements, les coups de pied et les balayages effectués au sol), les pirouettes (au moins un tour de 360 degrés au sol), les « powermoves » (toujours avec un mouvement de rotation combinant un ensemble de mouvements), les « blow ups » (combinaisons rapides et explosives qui mènent à un moment de surprise) et les mouvements aériens (aucune partie du corps n’est en contact avec le sol). 

Les freezes surviennent quand un ou une breaker s’arrête complètement de bouger au milieu de sa routine, ce qui nécessite généralement beaucoup d’équilibre et de force ou de flexibilité. 

Histoire des compétitions de breaking 

Le breaking est un style de danse urbaine qui a pris racine dans le quartier du Bronx, à New York, au milieu des années 1970. Au fil des décennies, il s’est transformé en une forme artistique globale qui exige de grandes qualités athlétiques. À ses débuts, il n’y avait pas d’aspect compétitif structuré. Les choses ont cependant commencé à changer, à commencer par l’International Battle of the Year en 1990, qui a vu des équipes de breakers du monde entier s’affronter devant des juges dans le cadre d’une présentation. 

Au cours des années 1990, d’autres événements internationaux jugés ont vu le jour. Cela a suscité un regain d’intérêt pour le breaking, qui avait été considéré comme une mode dont le temps était révolu. Cette nouvelle génération de breakers a grandi en participant à des compétitions organisées principalement en Amérique du Nord, en Europe et en Asie. 

En 2016, le Comité international olympique a décidé d’inclure le breaking dans le programme des Jeux olympiques de la jeunesse d’été de 2018 à Buenos Aires. La B-girl Emma du Canada a remporté la médaille d’argent dans l’épreuve des B-girls. Le breaking a été ajouté au programme olympique des Jeux de Paris 2024 en tant que sport proposé par le comité d’organisation. 

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