Les Jeux olympiques de Paris 2024 offriront une participation égale entre hommes et femmes, atteignant ainsi la parité des sexes pour la première fois de l’histoire tel que confirmé lundi par la commission exécutive du CIO .

Il s’agit d’un des plusieurs changements effectués au programme olympique, qui comprend également l’ajout du breaking pour la première fois en tant que sport olympique, la réduction du nombre d’épreuves olympiques, et une réduction du nombre total d’athlètes. Voici les détails à retenir :

Parité des sexes

À Rio 2016, 45,6% des athlètes étaient des femmes, et ce pourcentage est monté à 48,8% à Tokyo 2020. L’égalité 50-50 d’athlètes masculins et féminins se concrétisera pour la première fois aux Jeux de Paris 2024. Il y aura exactement 5250 athlètes de chaque sexe, pour un quota total de 10 500 athlètes.

L’athlétisme, la boxe et le cyclisme obtiendront l’égalité des sexes dans leurs quotas d’athlètes pour la première fois de l’histoire. Cela signifie que les seuls sports (tel qu’annoncé par le CIO) qui n’atteindront pas l’égalité des sexes seront la lutte (192 hommes, 96 femmes), le soccer (288 hommes, 216 femmes), la gymnastique (206 femmes, 112 hommes) et la natation (722 femmes, 648 hommes).

L’athlétisme et la boxe parviendront à obtenir l’égalité des sexes en changeant leurs programmes d’épreuves tels que détaillés ci-dessous. Le cyclisme n’a pas fait de changement à ses épreuves, puisque le sport a plutôt ajusté les quotas d’athlètes dans ses disciplines. Le plus grand impact sera au niveau du cyclisme sur route, qui sera constitué de 90 hommes et 90 femmes, comparativement à 130 hommes et 67 femmes à Tokyo 2020.

Nouveaux sports

Le Comité d’organisation de Paris 2024 a proposé d’inclure le skateboard, l’escalade sportive, le surf et le breaking en tant que sports non principaux pour les Jeux, et ceux-ci ont tous été confirmés par la Commission exécutive du CIO.

Emma d'Équipe Canada performe aux quarts de finale de Breaking B féminin aux Jeux olympiques de la jeunesse 2018 à Buenos Aires. Photo: Ian Walton pour le CIO

Emma d’Équipe Canada performe aux quarts de finale de Breaking B féminin aux Jeux olympiques de la jeunesse 2018 à Buenos Aires. Photo: Ian Walton pour le CIO

Le breaking fera sa première apparition olympique après avoir été présenté aux Jeux olympiques de la jeunesse 2018 à Buenos Aires. Le skateboard, l’escalade sportive et le surf conserveront leur place dans le programme olympique pour d’autres Jeux suite à une première apparition à Tokyo 2020.

Le breaking comprendra une épreuve masculine et une autre féminine, chacune comprenant 16 athlètes. Le skateboard poursuivra avec ses épreuves park et street féminines et masculines tandis que le surf conservera aussi ses épreuves masculine et féminine de planche courte. L’escalade sportive a subi quelques ajustements afin d’inclure deux épreuves pour chaque sexe, avec le mur d’escalade et l’escalade de difficulté dans une épreuve combinée et distincte de l’escalade de vitesse.

Changements concernant les épreuves

Les fédérations internationales avaient proposées l’ajout de 41 épreuves au programme olympique, mais la Commission exécutive du CIO a plutôt décidé de réduire le nombre d’épreuves de 339 (au programme de Tokyo 2020) à 329 épreuves.

Parmi celles-ci se tiendront 22 épreuves mixtes, une augmentation de quatre des 18 épreuves mixtes qui seront au programme de Tokyo 2020.

En athlétisme, une épreuve mixte remplacera le 50 km marche masculin. Il pourrait s’agir d’une épreuve de marche ou d’une épreuve sur piste, puisque la proposition sera confirmée le 31 mai 2021. En enlevant le 50 km marche, qui était réservé aux hommes seulement, le programme d’athlétisme comprendra 23 épreuves masculines, 23 épreuves féminines, et deux épreuves mixtes.

En canoë-kayak, une épreuve de slalom extrême en canoë sera ajoutée pour chaque sexe. Celles-ci remplaceront le sprint 200 m K-1 masculin et féminin. D’autres changements se produiront, notamment le 1000 m K-2 et le 1000 m C-2 qui se transformeront en courses de 500 m.

En ce qui concerne la voile, trois nouvelles épreuves mixtes seront ajoutées. Le kitesurf mixte et l’épreuve mixte de 470 ont été confirmés, mais l’épreuve mixte en mer nécessitera un examen complémentaire pour évaluer les coûts, la sûreté et la sécurité des athlètes, dans une proposition qui sera confirmée d’ici le 31 mai 2021. Les épreuves de 470 masculine et féminine ainsi que celle de Finn chez les hommes seront retirées du programme.

En tir, une épreuve en skeet par équipes remplacera l’épreuve de la fosse olympique par équipes mixtes.

Vous pouvez consulter le programme complet de Paris 2024 ici.

Diminution du quota d’athlètes

Tel que mentionné ci-dessus, le quota d’athlètes total pour Paris 2024 sera de 10 500 athlètes, c’est-à-dire 592 athlètes de moins que ceux qui participeront à Tokyo 2020. Moins d’athlètes signifie également moins d’officiels, ce qui causera ainsi une réduction de la grandeur et de la complexité des Jeux.

Les sports les plus affectés sont l’haltérophilie et la boxe. L’haltérophilie comportera cinq épreuves par sexe, éliminant ainsi deux épreuves chez les hommes et deux chez les femmes. Il y aura un quota de 120 athlètes, une réduction significative du quota de 196 à Tokyo 2020 et de celui de 260 à Rio 2016. Les catégories de poids spécifiques seront confirmées à la fin de 2021.

La boxe sera constituée de sept épreuves masculines et de six épreuves féminines, avec les catégories de poids spécifiques qui seront finalisées à la fin de 2021. Cela fait en sorte qu’une épreuve masculine sera retirée tandis qu’une épreuve féminine sera ajoutée au programme en comparaison à Tokyo 2020. 126 hommes et 126 femmes formeront le quota total qui sera diminué de 34 comparativement à Tokyo 2020.