Biographie :

En l’espace de 12 mois à peine, Brianne Tutt s’est remise d’une série de blessures subies lors d’une collision qui aurait pu mettre sa carrière en danger alors qu’elle tentait de se qualifier pour ses premiers Jeux olympiques d’hiver. Le 15 décembre 2012, pendant qu’elle s’apprêtait à effectuer un départ en entraînement, elle a été heurtée de l’arrière par un patineur dont la tête était baissée. Cette collision lui a causé plusieurs blessures, entre autres des fractures de la clavicule, des côtes, du crâne, de deux vertèbres au niveau du cou, ainsi qu’une diminution de l’ouïe à l’oreille gauche et une paralysie faciale appelée la paralysie de Bell.

L’année de l’accident, elle avait intégré le circuit international et participé à sa première Coupe du monde en février 2012. Elle avait ensuite mérité sa place au sein de l’équipe canadienne de Coupe du monde pour la saison 2012‑2013 et, à ce titre, avait concouru aux deux premières étapes du circuit. Elle a travaillé d’arrache-pied pour se remettre en forme après l’accident et se qualifier pour l’équipe canadienne de Coupe du monde à l’automne 2013. Elle a finalement terminé au 35e rang du 1500 m lors de sa première participation aux Jeux olympiques à Sotchi 2014.Elle suivait alors les traces de son père Brian, médaillé d’argent de l’équipe canadienne de hockey aux Jeux d’Albertville 1992.

Brianne a pris une pause du patinage durant la saison 2014‑2015, puis s’est remise à la compétition internationale la saison suivante. Elle a alors fait sa première apparition aux Championnats du monde par distances individuelles et y est retournée l’année suivante. Brianne a choisi de suivre son entraîneure Xiuli Wang après qu’elle a accepté un emploi auprès de l’équipe nationale de Chine. Elle s’entraîne donc avec les Chinoises en préparation pour la saison 2017‑2018.

À PyeongChang 2018, Brianne Tutt termine en 20e position au 3000 m. Elle s’est aussi classée quinzième au 1500 m.

À propos de Brianne

Débuts : Elle a commencé à faire du patinage de vitesse à 11 ans. Elle avait été patineuse artistique, mais le sport lui a déplu, d’où sa décision de s’inscrire à un camp de patinage de vitesse d’été à l’Anneau olympique de Calgary. Au‑delà du patinage de vitesse : Elle aime faire du vélo de montagne, regarder des films et la télévision, faire du collimage, jouer au soccer et jouer avec son chien. En 2010, elle a achevé son cours de premier intervenant médical à l’Institut de technologie du Sud de l’Alberta en vue de devenir pompière. Souvenir olympique favori : lorsqu’à Turin 2006, l’entraîneur norvégien a remis un bâton de ski à Sara Renner pour remplacer celui qui s’était cassé. Elle s’inspire de la joueuse de soccer Hope Solo, surtout pour les écueils auxquels elle a fait face tout en travaillant sans relâche pour devenir la meilleure gardienne de but au monde. Citation favorite : « Rêve comme si tu avais l’éternité devant toi; vis ce jour comme si c’était le dernier. »