Résumé des Jeux :

Xe Jeux olympiques d’hiver

C’est à l’issue d’un vote serré de 27 voix contre 24 pour Calgary que Grenoble a obtenu le droit d’organiser les Jeux olympiques d’hiver de 1968. Le comité d’organisation des Jeux de Grenoble a introduit la première mascotte non officielle du Mouvement olympique, « Schuss », un petit personnage à skis. Pour la première fois, les téléspectateurs ont pu regarder les Jeux olympiques en couleurs.

L’étoile canadienne des Jeux a été la skieuse alpine Nancy Greene, qui a remporté la médaille d’or du slalom géant et l’argent du slalom à sa troisième présence aux Jeux olympiques. Un an auparavant, elle a été la première non-Européenne à remporter la Coupe du monde. Greene a aussi été porte-drapeau de la cérémonie d’ouverture et après les Jeux, elle a reçu le Trophée Lou Marsh de l’athlète canadien de l’année pour la deuxième fois de suite. Chez les hommes, le Français Jean-Claude Killy a fait le bonheur du pays hôte en décrochant la médaille d’or de la descente, du slalom géant et du slalom.

Nancy Greene du Canada (centre) célèbre après avoir remporté une médaille d’or au slalom géant en ski alpin aux Jeux olympiques d’hiver de Grenoble de 1968. (Photo PC/AOC)

Après avoir pris le quatrième rang en 1964, mettant ainsi fin à sa séquence de médailles qui avait débuté au premier tournoi olympique en 1920, le Canada est revenu sur le podium de l’épreuve de hockey sur glace à Grenoble. Lors des deuxièmes Jeux d’hiver mettant en vedette une sélection nationale, le Canada a enregistré cinq victoires et deux défaites pour mettre la main sur la médaille de bronze. Ce sera la dernière médaille olympique du Canada en hockey sur glace jusqu’en 1992. Le Canada s’absentera de la compétition olympique en 1972 et 1976 pour protester contre les règles d’admissibilité et la définition du statut d’athlète amateur qui ne s’appliquaient pas aux hockeyeurs des pays du bloc de l’Est et en particulier de l’Union soviétique et de la Tchécoslovaquie qui étaient à l’emploi de leurs gouvernements.