Résumé des Jeux :

Ier Jeux olympiques d’hiver

De plus en plus populaires au début du 20e siècle, les sports d’hiver ont fait leur apparition aux Jeux olympiques de Londres 1908, où la présence de glace artificielle a permis la tenue d’une compétition de patinage artistique. Lors des Jeux d’Anvers 1920, le hockey sur glace a été ajouté au programme. On hésitait toutefois à organiser des Jeux olympiques entièrement dédiés aux sports d’hiver. Les pays de la Scandinavie craignaient qu’ils ne nuisent à leurs Jeux nordiques et même le fondateur des Jeux olympiques modernes, Pierre de Coubertin, s’y opposait.

En juin 1922, le Comité olympique français (hôte des Jeux olympiques de 1924 à Paris) a tout de même organisé un congrès réunissant des représentants du ski, du patinage et du hockey sur glace. Une motion a été adoptée pour présenter la « Semaine internationale des sports d’hiver de 1924 » à Chamonix. Même si elle ne portait pas officiellement l’appellation de Jeux olympiques, la compétition était néanmoins parrainée par le Comité international olympique. La Semaine internationale des sports d’hiver a connu un tel succès qu’elle a été rebaptisée premiers Jeux olympiques d’hiver lorsque le CIO a modifié sa Charte en mai 1925 dans le but de continuer à présenter la compétition tous les quatre ans.

Il y avait 11 Canadiens parmi les 250 athlètes présents à Chamonix : un patineur de vitesse, deux patineurs artistiques (dont Cecil Smith, première athlète féminine de l’histoire canadienne) ainsi que les neuf joueurs de l’équipe de hockey des Granites de Toronto. Les Granites ont gagné leurs trois premiers matchs avec un pointage cumulatif de 85 buts à 0. Après une victoire de 19-2 contre la Grande-Bretagne, l’équipe a eu raison des États-Unis 6-1 pour défendre avec brio sa médaille d’or des Jeux de 1920 à Anvers. Harry Watson a été l’étoile de l’équipe canadienne avec 37 buts en cinq matchs.