« J’ai réussi! » : Vincent Lapointe s’inscrit dans l’histoire du canoë de vitesse

Après une décennie de travail pour accéder aux Jeux olympiques, il a fallu moins de 47 secondes à Laurence Vincent Lapointe pour écrire une page d’histoire.

L’athlète de 29 ans a décroché la première médaille d’argent olympique de l’histoire à l’épreuve féminine du C-1 200 mètres de canoë de vitesse à la 13e journée de ces Jeux olympiques. La veille, elle avait affiché le deuxième chrono des vagues  préliminaires, derrière l’Américaine de 19 ans Nevin Harrison, éventuelle médaillée d’or.

Sa troisième place en demi-finale a possiblement créé une incertitude chez elle avant la finale A, mais Vincent Lapointe a fini par accomplir sa mission ici à Tokyo, soit de monter sur le podium, ce qu’elle a fait en vertu de son chrono de 46.786 secondes.

« Je n’ai pas gagné l’or, mais j’ai réalisé la performance que je visais, a-t-elle dit après sa finale. Je suis super fière de la course que j’ai faite. J’ai poussé jusqu’à la fin. »

La Canadienne Laurence Vincent-Lapointe célèbre sa victoire après avoir remporté la médaille d’argent au 200 m de canoë de vitesse féminin lors des jeux olympiques de Tokyo 2020, le jeudi 05 août 2021. Photo de Stephen Hosier/COC.

« Peu importe combien de personnes me donnaient l’impression de me rattraper, je me suis dit ‘non, non, tu ne peux pas lâcher prise et laisser tomber, pousse jusqu’à la fin’. »

Cette épreuve faisait son entrée au programme olympique aux Jeux de Tokyo 2020, mais elle était loin d’être nouvelle pour Vincent Lapointe.

Rappelons ici qu’elle a été la première médaillée d’or du C-1 200 mètres à son entrée aux Championnats du monde de l’ICF en 2010. En carrière, elle a été six fois champions du monde au C-1 200 m et a établi le record du monde de l’épreuve (44.504 secondes) en 2018.

En 2019, elle a été écartée d’une participation aux Championnats du monde après un surprenant test positif de dopage. Vincent Lapointe s’est farouchement battue pour faire valoir son innocence et une enquête a plus tard confirmé qu’elle n’avait pas consciemment consommé cette substance interdite, mais que son test positif découlait d’une contamination par un tiers.

Maintenant qu’elle était innocentée, la porte des Jeux de Tokyo s’ouvrait à nouveau. Maintenant, après avoir grandement contribué à bâtir ce sport, on se souviendra à jamais de son nom comme une des premières médaillées olympiques de l’épreuve.

La Canadienne Laurence Vincent-Lapointe célèbre sa victoire après avoir remporté la médaille d’argent au 200 m de canoë de vitesse féminin lors des jeux olympiques de Tokyo 2020, le jeudi 05 août 2021. Photo de Stephen Hosier/COC.

« C’est tellement soulageant, emballant et un peu fou après tout ce que j’ai vécu, c’est vraiment le sommet, a-t-elle dit. J’ai réussi. »

En fait, il pourrait y avoir un autre sommet à sa portée dans les jours à venir puisque Vincent Lapointe et Katie Vincent, qui a aussi participé à la finale du C-1 200 m, feront équipe pour l’épreuve du C-2 500 mètres à compter de la 14e journée des Jeux.

C’est une autre nouvelle épreuve olympique où le duo canadien a aussi connu sa part de succès sur la scène internationale, notamment avec une paire de titres mondiaux consécutifs en 2018 et 2018. Alors avant que la poussière retombe dans la capitale japonaise, les Canadiennes pourraient écrire une autre page d’histoire sur les eaux du Canal de la forêt de la Mer.