L’été 2020 a été un peu différent des autres pour Sarah Pavan et Melissa Humana-Paredes.

Les championnes du monde en volleyball de plage n’ont pas vu autant de soleil et de sable à cause du COVID-19, mais cela n’a fait que raviver leur amour et leur passion pour le sport. Vous savez ce qu’ils disent, On ne se rend compte de l’importance d’une chose que lorsqu’on la perd.

Depuis leur retour sur le sable, le duo a participé à l’AVP Champions Cup, terminant deuxième au classement général après avoir obtenu une deuxième et deux troisième places aux étapes du tournoi.

Peu de temps après, elles ont participé à une séance de questions et réponses sur Twitter avec des fans d’Équipe Canada. Parmi les sujets: comment sont-elles restées motivées face à l’inconnu, quels sont leurs objectifs pour Tokyo 2020, leurs groupes de musique préférés, et pourquoi elles baissent toujours leur pantalon avant de quitter leur chambre d’hôtel…

L’entraînement au temps du coronavirus

Sarah Pavan digs the ball next to Melissa Humana-Parades

Sarah Pavan du Canada, à gauche, aux côtés de sa coéquipière Melissa Humana Paredes au Beachvolley Worldtour Major Series à Gstaad, en Suisse. (Peter Schneider / Keystone via AP)

Q: À quoi ressemblaient vos entraînements pendant la pandémie ? Qu’avez-vous tiré de positif de l’expérience ?

MHP: Pendant le Covid, je n’avais pas accès à une plage ou à du sable alors j’ai en quelque sorte migré mon entraînement dans mon salon. J’ai fait pas mal de Pilates et de yoga et j’ai pris le temps pour ralentir et prendre vraiment soin de mon corps.

SP: Melissa et moi n’avons pas passé beaucoup de temps ensemble pendant le Covid (NDLR – Sarah vie en Californie et Melissa vie à Toronto). On s’est retrouvées au cours des deux dernières semaines, on s’est donc entraînées normalement durant cette période. Pendant la quarantaine et l’isolement volontaire, on faisait des entraînements en ligne tout en restant chez nous. On a commencé à courir ce qu’on ne faisait pas auparavant.

Q : Avez-vous pu tirer du positif de cette expérience ?

SP : Je dirai que qui est ressorti de positif de toute cette expérience est qu’on a pu explorer de nouveaux projets pour lesquels on n’avait jamais de temps à consacrer. On a aussi beaucoup échangé avec la communauté du volleyball. C’est notre premier été à la maison. Il y a tellement de bonnes choses qui en sont sorties et on essaie d’en tire que le meilleur.

Q: Comment trouvez-vous le moyen de rester motivées, positives et concentrées… surtout dans des moments comme ceux-ci ?

SP: Il est difficile de rester positive dans des moments comme ceux-ci, mais je pense que Melissa et moi sommes vraiment passionnées par le fait qu’on veut vraiment remporter l’or aux Jeux olympiques et cela continue de nous motiver chaque jour. Mel et moi nous nous envoyons des drôles de vidéos sur Instagram et nous avons une conversation de groupe avec toute notre équipe, donc on reste toujours connectées. Je pense que l’important est que de se retrouver ces dernières semaines nous a vraiment rappelé à quel point on aime jouer au volleyball et à quel point on aime notre équipe.

Q: Avec les mesures d’assouplissement, à quoi ressemblera votre entraînement au cours des prochains mois ?

MHP: Je suis actuellement à l’aéroport de Vancouver en route pour Victoria pour y passer mes 14 jours de quarantaine. Ensuite, je me rendrai à Toronto pour rendre visite à ma famille et à mes amis et retourner à notre centre de haute performance. Je n’y suis pas allée depuis des mois. Il est temps que je retourne au gym et que je reprenne des forces. Après ça, on va recommencer à faire des touches et après on ira sur la plage, j’ai hâte !

Q: En quoi votre préparation pour les Jeux est-elle différente de votre préparation d’avant la pandémie ?

SP: Je pense que la plus grande différence actuellement à l’entraînement pour les Jeux par rapport à avant la pandémie est qu’on a plus de calendrier précis sur lequel se fier. On est une équipe sait toujours quand on va peaker et où on jouera bien à l’avance. Le plus important changement est qu’on ne sait pas quand nos compétitions auront lieu. On doit être patientes et go with the flow, ce qui est un test en soit.

Être et rester au top

Volleyball players kiss their trophy after the big win

Melissa Humana-Paredes, à gauche, et Sarah Pavan après leur victoire aux Championnats du monde de volleyball de plage en Allemagne. Crédit photo: Beach Volleyball Major Series

Q: Qu’est-ce qui vous excite le plus à propos des Jeux olympiques de Tokyo l’année prochaine ?

SP: Ce qui nous rend fébriles c’est la chance de remporter la toute première médaille d’or du Canada en volleyball de plage. On a travaillé vraiment fort pour ça et ce serait absolument incroyable de gagner l’or et d’être les premières championnes olympiques du Canada dans ce sport.

Q: Qu’est-ce que ça fait d’être les meilleures au monde dans quelque chose ?

MHP: Être la meilleure au monde en volleyball de plage, ou dans n’importe quoi, c’est très spécial parce que c’est la combinaison de tout le travail acharné et de tous les sacrifices et c’est un titre que conserve à vie. Quoi qu’il arrive, je serai toujours une championne du monde et personne ne peut m’enlever cela.

Q: Quel est votre rituel précompétition ?

SP: Je suis une adepte de routine, donc je m’assure toujours de faire la même chose avant chaque match. Je me réveille toujours à la même heure, je mange la même quantité de nourriture, mes routines d’étirements et d’échauffement sont toujours les mêmes… tout est pareil ! Mais je dirais qu’une chose très étrange que Mel et moi faisons, c’est qu’avant de quitter notre chambre d’hôtel, on baisse toujours notre pantalon pour s’assurer qu’on porte les mêmes bas de maillots. On s’est trompées de couleur une fois et c’était un désastre, alors maintenant on s’assure toujours de le faire.

Q: Quel est l’endroit le plus étrange où vous vous êtes rendues pour jouer au volleyball ?

MHP: L’un des endroits les plus improbables où j’ai joué au volleyball de plage est à Ostrava, en République tchèque. C’était essentiellement une ville métallurgique et nous avons joué dans une usine de métal très industrielle où ils avaient livré du sable par camion et créer des terrains de volleyball de plage. Tu regardais autour de toi et il n’y avait que des tuyaux en acier partout.

Sarah Pavan and Melissa Humana-Paredes hold the Canadian flag over their heads

Sarah Pavan et Melissa Humana Paredes l’arrêt d’Edmonton de la tournée mondiale de la FIVB. Photo: FIVB

Q: Quel est votre meilleur souvenir en représentant Équipe Canada ?

MHP: L’un de mes souvenirs préférés est le jour où Sarah et moi avons remporté notre toute première médaille d’or. C’était à Porec, en Croatie, et c’était le jour de la Fête du Canada. Je me souviens d’être sur le podium, écoutant l’hymne national, et que des feux d’artifice ont commencé à se déclencher et c’était comme notre propre Fête du Canada tout en célébrant le meilleur résultat de notre carrière à ce moment-là.

Q: Quelle forme de sport, plage ou en salle, trouvez-vous la plus dure sur le corps ? Qu’elle est la plus difficile à l’entraînement ?

SP: Le volleyball en salle est définitivement plus dur pour ton corps à cause des coups sur la surface dure que tes articulations doivent amortir. Tu as tendance à ressentir beaucoup plus de douleur aux genoux et aux chevilles. La plage est définitivement plus difficile sur le plan cardio. Courir dans le sable, c’est certainement un défi plus cardiovasculaire. Je dirais que la plage est plus difficile en entraînement, car vous n’êtes que deux personnes, dans le sable.

Twitter, Taylor Swift, Ramen et être badass

Melissa Humana-Paredes (à droite) et Sarah Pavan en action dans un tournoi du circuit FIVB à Porec,en République tchèque, le 1er juillet 2017. Photo: FIVB.

Q: Qui sont les personnes que vous aimez le plus suivre sur Twitter ?

MHP: Ma personne préférée à suivre sur Twitter est sans aucun doute Chrissy Teigen. Elle est de loin la personne la plus vraie et la plus drôle et j’aimerais qu’elle me suive en retour parce que cela signifierait que nous sommes des amies. Allô, Chrissy, je suis là !

SP: Mel et moi avons la même réponse pour cette question, donc je vais y aller avec quelque chose de différent. J’adore suivre le compte de Players Tribune. J’adore lire des histoires écrites du point de vue des athlètes, qui mettent de l’avant des expériences ainsi que des façons de penser et voir les choses différentes. J’aime découvrir comment les athlètes évoluent dans leur carrière et je trouve leurs parcours tellement inspirants. J’adore lire leurs articles.

Q: Quel athlète d’Équipe Canada mourez-vous de rencontrer ?

MHP: OK, c’est une question vraiment difficile. Si je pouvais rencontrer un autre athlète d’Équipe Canada, je dirais soit Mark McMorris ou Bianca Andreescu parce qu’elle est une badass, et lui aussi.

Q: Quels sont vos artistes musicaux préférés ?

SP: Melissa est la grande adepte de concerts dans notre équipe, mais j’aime beaucoup la musique. J’adore Taylor Swift, mais je suis une enfant des années 90, donc certains de mes groupes préférés sont Beastie Boys, Blink 182, Weezer, Third Eye Blind… On m’a dit que ces groupes appartiennent au Classic Rock, mais je n’y crois pas parce qu’on parle des années 90 ici et je refuse de croire que je suis rendue si vieille !

Q: Sushi ou Ramen ?

SP: Je ne vais probablement pas me faire beaucoup d’amis avec cette réponse et si vous aimez les ramen, je suis contente pour vous, mais je ne suis vraiment pas fan donc je vais devoir dire sushi all the way.