Olympique.ca fait part d’idées sur la forme que pourraient prendre les sports olympiques en vue de prochains Jeux. Nous appelons cette série « Jeux du futur ».

Je ne suis pas du tout neutre, car j’adore le baseball. L’une des grandes injustices du monde du sport doit être réparée : le baseball doit retrouver sa place dans le mouvement olympique.

En 2005, le Comité international olympique (CIO) avait voté d’exclure le baseball et le softball (300 athlètes de 16 pays) du programme olympique. Les deux disciplines ne seront pas présentées à Rio. Pourraient-elles l’être à Tokyo 2020 et après?

Dans la réforme présentée par le CIO dans le document Agenda olympique 2020, les villes hôtes ont la possibilité de proposer l’inclusion d’une ou de plusieurs disciplines à leurs jeux. L’inclusion du baseball est d’une telle évidence. En réalité, non. Bien que le CIO reconnaisse la popularité incontestable du baseball au Japon et les recettes possibles de la vente de billets, d’une cote d’écoute accrue, etc., d’autres disciplines, telles que le squash et le karaté, pourraient aussi recevoir un grand appui.

Le président du CIO, Thomas Bach (ci-dessus au centre) a affirmé qu’il y avait une possibilité que le baseball et le softball soient inclus au programme des Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

Quelle a été la progression du baseball depuis 2005?

Le baseball est un sport international. C’est un secret de Polichinelle que les Amériques et les régions de l’Asie dominent à ce jeu, mais, soyons honnêtes, ces mêmes pays dominent dans la plupart des disciplines olympiques. Citons la Classique mondiale de baseball en exemple. Cette compétition de 16 équipes qui a lieu tous les trois ans est la preuve que les tournois internationaux de baseball sont très populaires et très viables. En 2013, lors de la plus récente Classique, quatre pays européens se sont qualifiés, dont les Pays-Bas, qui ont terminé au quatrième rang du classement général. La Major League Baseball (MLB) appuie et promeut la Classique et continue de participer au soutien du Mouvement olympique, ce qui explique la présence de joueurs des ligues mineures de la MLB aux Jeux panaméricains de 2015 à Toronto, cet été.

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Le contrôle antidopage s’est grandement amélioré. L’exclusion du baseball des Jeux olympiques s’explique en partie par l’incapacité de la MLB à adopter une politique rigoureuse de contrôle antidopage, particulièrement pour les ligues mineures. Je crois que nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il y a eu des améliorations depuis 2005, avec les cas de suspension de Bonds, Clemens et Braun. La MLB a mis en place une politique de contrôle de substances interdites et continuera de la mettre en œuvre. Le rapport Mitchell, qui présente les conclusions d’une étude faite en 2007 aux États-Unis, relate l’histoire de l’utilisation de substances interdites et les futures pratiques en matière de prévention. Comme bien d’autres disciplines, le baseball a encore du pain sur la planche pour assurer le franc jeu. Parlez-en à Dylan Armstrong.

Championne olympique en titre en baseball, la Corée du Sud a remporté son titre à Beijing 2008.

La réintégration du baseball comme sport d’hiver

Oui, vous avez bien lu. Comme sport d’hiver. Si le baseball était encore mis de côté pour les Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo, peut-être devrait-il être considéré pour les Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang. L’année dernière, Brian Costa, journaliste au The Wall Street Journal, a écrit dans le présent article (en anglais) pourquoi le baseball devrait être un sport olympique d’hiver. Il y mentionne que la participation des meilleurs joueurs du monde aux grands jeux, en février, contourne le problème de contrainte d’horaire entre le programme olympique d’été, l’horaire de la MLB et la Classique mondiale de baseball.

D’ici à ce que le CIO prenne une décision, nous avons le temps de nous ranger derrière les Blue Jays pour la saison à venir, du moins jusqu’en juillet.