Ce sera bientôt la période de l’année où les plus belles pentes enneigées seront dévaler à toute allure.

Oui, les coupes du monde de ski alpin sont de retour.

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Les skieurs d’épreuves techniques ouvriront la saison et prendront les pentes d’assaut à Sölden, en Autriche. Quelques semaines plus tard, la traditionnelle Coupe du monde Winterstar de Lake Louise marquera le début de la saison des épreuves de vitesse.

Race season is so soon, can't wait to go fine tune some of these turns so more!! 🤞🏻🙃

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Qui participe?

Voici la liste des skieurs qui feront partie de l’équipe annoncée par Canada Alpin en mai dernier pour participer au circuit de la Coupe du monde:

Hommes                                                    Femmes

Benjamin Thomsen                                      Ali Nullmeyer
Broderick Thompson                                   Amelia Smart
Brodie Seger                                                  Candace Crawford
Dustin Cook                                                   Erin Mielzynski
Erik Guay                                                       Laurence St-German
Erik Read                                                       Marie-Michèle Gagnon
Jack Crawford                                               Mikaela Tommy
Jeffrey Read                                                  Roni Remme
Manuel Osborne-Paradis                           Stefanie Fleckenstein
Philip Brown                                                 Valérie Grenier
Trevor Philp

Getting ready to breathe in some cold, northern air soon! #leviprep #levifinland #season1718 #winteriscoming

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Quand et où compétitionneront-ils?

Il y aura 30 compétitions de la Coupe du monde FIS avant le début de PyeongChang 2018 et bon nombre d’entre elles compteront plusieurs épreuves. Parmi celles-ci, notons quelques incontournables :

28-29 octobre – Sölden (Autriche) – Slalom géant (hommes et femmes)
22-26 novembre – Lake Louise (Alberta) – Descente, super‑G (hommes)
28 novembre – 3 décembre – Lake Louise (Alberta) – Descente, super‑G (femmes)
29 novembre – 3 décembre – Beaver Creek (Colorado) – Descente, super‑G, slalom géant (hommes)
13-16 décembre – Val Gardena (Italie) – Descente, super‑G (hommes)
14-17 décembre – Val d’Isère (France) – Descente, super‑G (femmes)
28-29 décembre – Lienz (Autriche) – Slalom géant, slalom (femmes)
6-7 janvier – Adelboden (Suisse) – Slalom géant, slalom (hommes)
9-14 janvier – Wengen (Suisse) – Descente, combiné alpin, slalom (hommes)
16-21 janvier – Kitzbuehel (Autriche) – Descente, super‑G, slalom (hommes)
18-21 janvier – Cortina d’Ampezzo (Italie) – Descente, super‑G (femmes)

 

Only 40days until the speed season opener in Lake Louise. #yeehaww

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Comment se qualifient-ils pour PyeongChang 2018?

Il serait impensable de tenter de résumer tout le processus de qualification olympique en quelques lignes, mais soulignons le fait que 320 athlètes de ski alpin pourront concourir à PyeongChang 2018.

La période de qualification s’est entamée le 1er juillet 2016 et se terminera le 1er janvier 2018. Les résultats obtenus par les 500 meilleurs athlètes de la liste de pointage FIS dans leurs deux meilleures épreuves (descente, super‑G, slalom géant, slalom et combiné alpin) durant cette période détermineront la liste d’allocation de quotas olympiques. Une place aux Jeux sera ensuite décernée à chacun des skieurs qui figurent à cette liste en commençant par le premier, jusqu’à concurrence de 320 athlètes qualifiés.

Il existe cependant d’importantes restrictions. Un pays peut qualifier un maximum de 22 athlètes et au plus 14 par genre. Pour chaque épreuve, un pays peut qualifier un maximum de quatre athlètes.

Team pic with @manny_ski and @brodthompson

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Quoi surveiller?

Erik Guay entame la saison avec cinq victoires de coupe du monde en carrière, soit trois de moins que le Canadien qui en détient le plus à ce jour, Steve Podborski. Tout podium améliorerait le record national d’Erik qui en a déjà 25 à son actif. Il a connu une performance remarquable aux Championnats du monde en février, où il a remporté l’or en super‑G et l’argent en descente, faisant de lui le premier skieur alpin à remporter plusieurs médailles de calibre mondial après avoir fêté son 35e anniversaire. Il ne lui reste plus qu’à remporter une médaille olympique.

Erik Guay d'Équipe Canada gonflé à bloc après sa descente au super-G masculin des Mondiaux de ski alpin à St. Moritz, en Suisse, le 8 février 2017. (Peter Schneider/Keystone via AP)

Erik Guay d’Équipe Canada gonflé à bloc après sa descente au super-G masculin des Mondiaux de ski alpin à St. Moritz, en Suisse, le 8 février 2017. (Peter Schneider/Keystone via AP)

Erik n’a cependant pas été le seul canadien sur le podium à Saint‑Moritz, car Manuel Osborne-Paradis a remporté le bronze du super‑G. Il s’est rendu à ces championnats du monde avec le sentiment qu’il pourrait bien faire, car le parcours convient bien aux athlètes ayant une bonne glisse, comme lui. En juin dernier, Manuel avait avoué à Olympique.ca que « c’est d’autant plus amusant de se préparer quand on est certain au fond de soi d’être capable de faire un bon coup. »

Manuel Osborne Paradis d'Équipe Canada en action au super-G des Mondiaux de ski alpin présenté à St. Moritz, en Suisse, le 8 février 2017. (Photo: AP/Alessandro Trovati)

Manuel Osborne Paradis d’Équipe Canada en action au super-G des Mondiaux de ski alpin présenté à St. Moritz, en Suisse, le 8 février 2017. (Photo: AP/Alessandro Trovati)

Dustin Cook cherche à atteindre de nouveaux sommets après avoir tenté de se remettre en mode compétitif la saison dernière. Il avait manqué la saison précédente en raison d’une opération au genou. Il aimerait retrouver la forme qui lui a permis de remporter l’argent du super‑G aux Championnats du monde 2015 et sa première victoire en coupe du monde un mois plus tard.

La réaction de Dustin Cook d'Équipe Canada lorsqu'il apprend qu'il devient vice-champion du monde au super-G des Mondiaux de ski alpin 2015.

La réaction de Dustin Cook d’Équipe Canada lorsqu’il apprend qu’il devient vice-champion du monde au super-G des Mondiaux de ski alpin 2015.

Pour la première fois depuis Calgary 1988, il y aura une nouvelle épreuve au programme olympique. L’épreuve par équipe est vite devenue une des favorites des Canadiens qui y participent. C’est souvent ce qui se produit quand on remporte une médaille d’argent aux championnats du monde, comme ils l’ont fait en 2015. Si l’on compte peu de podiums individuels aux mondiaux chez les meilleurs skieurs d’épreuves techniques formant l’équipe qui participe à cette épreuve, Candace Crawford, Erin Mielzynski, Philip Brown, Trevor Philp et Erik Read démontrent tout de même que David peut vaincre Goliath.

Trevor Philp (haut) Candace Crawford (gauche) Erin Mielzynski (bas) et Phil Brown d'Équipe Canada lors de l'épreuve par équipe aux Championnats du monde de ski alpin à Vail, au Colorado, le 10 février 2015. (Photo: AP /John Locher)

Trevor Philp (haut), Candace Crawford (gauche), Erin Mielzynski (bas) et Phil Brown d’Équipe Canada lors de l’épreuve par équipe aux Championnats du monde de ski alpin à Vail, au Colorado, le 10 février 2015. (Photo: AP /John Locher)

Si le nom Read vous dit quelque chose, c’est tout naturel. Erik est le fils du « Crazy Canuck », Ken Read, et il espère perpétuer la tradition olympique chez les Read. Broderick Thompson est un autre skieur au nom de famille notoire. Vous connaissez sans doute sa sœur Marielle, la championne olympique qui prendra part au circuit de ski cross.