Avec l’annonce des patineurs sur courte piste qui porteront la feuille d’érable à PyeongChang 2018, Charles Hamelin peut maintenant anticiper plus que jamais ce à quoi ressembleront ses quatrièmes Jeux en carrière.

Le Canadien Charles Hamelin, au centre, se bat contre les Sud-coréens Ho-Suk Lee, à gauche, et Hyun-Soo Ahn , en finale du 1500 mètres aux Jeux olympiques d’hiver de 2006, le dimanche 12 février à Turin, en Italie. (CP PHOTO / Andrew Vaughan)

Passé de recrue de 21 ans à Turin 2006 au doyen du groupe en 2018 avec ses 33 ans, Hamelin espère agrandir sa collection de médailles olympiques en février prochain.

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S’il gagne deux médailles d’or en Corée du Sud, il portera son total à cinq, plus que tout autre athlète olympique canadien. S’il gagne trois médailles de n’importe quelle couleur, il deviendra l’olympien le plus décoré du Canada. S’il gagne le 1000 m, il sera sacré champion du monde dans chacune des quatre épreuves olympiques.

Mais au-delà de ses réalisations individuelles potentielles, Hamelin voudrait laisser derrière lui un legs bien spécial à la fin de sa carrière.

Charles Hamelin reçoit sa médaille d’or au 1500 m aux Jeux olympiques de Sotchi, le lundi 10 février 2014. LA PRESSE CANADIENNE / HO, COC – Mike Ridewood

« Je veux que mon équipe soit bonne aux Jeux, mais après les Jeux, je veux quitter l’équipe et m’assurer que tous les jeunes derrière moi ont ce qu’il faut pour que le Canada reste l’un des meilleurs pays au monde en courte piste, luttant pour les médailles aux Jeux olympiques en 2022 et 2026 », a déclaré Hamelin à Olympique.ca plus tôt cet été.

Parmi ces jeunes hommes, il y en aura deux qui feront leurs débuts olympiques à PyeongChang — Samuel Girard et Pascal Dion. Ils auront seulement 21 et 23 ans respectivement en février, mais poussent déjà le reste de leurs coéquipiers à donner le meilleur d’eux-mêmes. L’un de ces patineurs est Charle Cournoyer, qui se dirige vers ses deuxièmes Jeux à l’âge de 26 ans.

Charle Cournoyer derrière le Chinois Wu Dajing lors de la finale du 500 m à Sotchi 2014, le 21 février 2014. THE CANADIAN PRESS/Paul Chiasson

« Lorsque nous nous entraînons en groupe, on retrouve les plus vieux, les gars dans la moyenne et le jeune loup et le petit nouveau. Et habituellement, ce qui se passe, c’est que les plus jeunes sont bons et ils nous poussent. Ils poussent les gars qui sont dans la moyenne, puis ces gars-là s’améliorent et poussent les plus vieux, a expliqué Cournoyer en juin. C’est notre façon de se pousser. On se dit “bien, il pourrait prendre ma place, je dois me battre” ».

Une situation similaire existe aussi du côté de l’équipe féminine. Marianne St-Gelais et Valérie Maltais s’apprêtent à prendre part à leurs troisièmes Jeux d’hiver alors qu’elles seront rejointes par trois recrues olympiques : Kim Boutin, Kasandra Bradette et Jamie Macdonald.

De gauche à droite : Jamie Macdonald, Kasandra Bradette, Marianne St-Gelais, Valérie Maltais, Kim Boutin, Samuel Girard, François Hamelin, Charles Hamelin, Charle Cournoyer et Pascal Dion lors de la prise de photo d’équipe officielle lors de l’annonce d’équipe pour PyeongChang 2018, le 30 août 2017. (Photo/COC)

Et bien que le patinage de vitesse à courte piste soit pour la plupart un sport individuel, il existe également les relais dans lesquels le travail d’équipe est vital. Et c’est précisément dans ce domaine que l’expérience de Hamelin a été très utile.

« Charles me donne beaucoup de conseils lors des relais. Il me dit des trucs comme : “oh, tu peux faire un pas de plus, tu peux être un peu plus serré, arriver plus vite ou faire des échanges plus rapides”. Juste ces petites choses qui aident et quand on l’écoute, on sait qu’il a raison », a admis Pascal Dion.

Pascal Dion du Canada, à gauche, mène le peloton lors de la demi-finale masculine du 1500 m à l’épreuve de patinage de vitesse courte piste de la Coupe du Monde de l’ISU à Calgary, en Alberta, le samedi 5 novembre 2016. LA PRESSE CANADIENNE / Jeff McIntosh

« Je constate que plus les années avancent plus je prends mon rôle de leader au sérieux, a déclaré Hamelin, ce n’est pas un rôle facile à camper, mais je me sens encore plus investi dans mon sport maintenant que je porte ce chapeau. »

« J’essaie juste de me rappeler dans quel état d’esprit je me trouvais quand j’avais leur âge, a expliqué le vétéran. Je pense que certains d’entre eux ont la même mentalité que moi, la même détermination et la même volonté à gagner des distances et être les meilleurs au monde, a-t-il ajouté. Si je suis capable d’être un mentor pour eux et qu’ils s’améliorent en travaillant avec moi, ce sera mission accomplie. »

L’équipe canadienne amènera sa volonté et sa détermination sur la glace cet automne alors qu’elle se rendra aux quatre arrêts du circuit de la Coupe du monde avec l’objectif final de qualifier le maximum de 10 places aux Jeux olympiques.