Les 314 athlètes qui forment la délégation canadienne ont défilé vendredi soir au stade Maracanã de Rio de Janeiro, où ont été lancés les 31es Jeux olympiques d’été.

C’est la gymnaste Rosie MacLennan, médaillée d’or en trampoline aux Jeux de Londres, qui avait l’honneur d’ouvrir la marche pour les représentants du pays et de brandir le drapeau canadien.

Rosie MacLennan a ouvert la marche pour les Canadiens.

Rosie MacLennan a ouvert la marche pour les Canadiens.

Formée de 186 femmes et de 128 hommes, l’équipe canadienne sera représentée dans 37 sports à Rio. Au cours de la prochaine quinzaine, ses membres tenteront de surpasser la récolte de 18 médailles obtenue à Londres, en 2012.

Mais avant que les Jeux ne battent leur plein, les athlètes canadiens ont profité de cette soirée pour célébrer l’olympisme et le Brésil dans l’enceinte du stade Maracanã.

Une cérémonie inspirée

Premier pays d’Amérique du Sud à accueillir les Jeux olympiques, le Brésil était à l’honneur dans la première partie de la cérémonie d’ouverture, qui a attiré 78 000 spectateurs.

En plus des athlètes des 207 délégations nationales représentées aux Jeux, 12 000 figurants ont participé à ce spectacle impressionnant, inspirant, mais qui n’a jamais versé dans la démesure.

Le réalisateur brésilien Fernando Meirelles, à qui l’on doit notamment le film « La Cité des Dieux », a été le grand artisan de cette cérémonie, conçue autour des thèmes de la gambiarra (la débrouillardise brésilienne), des arts, de la paix et de l’environnement.

Après un numéro d’ouverture énergisant, c’est dans un certain dépouillement que Paulinho da Viola, accompagné de sa guitare, a interprété l’hymne national brésilien.

Une succession de tableaux nous a ensuite fait visiter des pans importants de l’histoire du pays. Les peuples des forêts, les colons portugais, les esclaves africains, les immigrants arabes et japonais se sont relayés sur scène comme autant de bâtisseurs de la nation brésilienne.

Les danseurs de Parkour ont par la suite envahi les lieux afin d’illustrer, dans une chorégraphie spectaculaire, l’urbanisation et l’industrialisation du pays sud-américain.

S’en est suivi un vol de nuit au-dessus de Rio en compagnie d’Alberto Santos-Dumont. Tout en douceur, au son de la bossa nova, le célèbre aviateur nous a raccompagnés au cœur du stade. Au piano, Daniel Jobim a entonné « La fille d’Ipanema », incarnée pour l’occasion par la mannequin Gisele Bunchen.

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La montée de la culture populaire et le renforcement identitaire du pays tropical ont également été soulignés. À travers des tableaux où jeux, combats, cavaldhas et Maracatu étaient à l’honneur, la diversité sur laquelle s’est érigé le Brésil a été célébrée.

Un message environnemental est venu clore ce premier segment de la cérémonie, notamment avec l’inauguration de la forêt des athlètes qui prendra racines dans Deodoro. Un vœu pour la paix a été lancé juste avant le défilé des athlètes.

Comme le veut la tradition, la marche a été ouverte par la délégation grecque et fermée par le celle du pays hôte. Cette année, exceptionnellement, une équipe de réfugiés a pris part au défilé.

Les allocutions des dignitaires du CIO et du comité organisateur ont précédé la remise des Lauriers olympiques à Kip Keino. Le Kényan, qui a marqué l’histoire olympique en athlétisme, est le premier athlète à recevoir cet honneur.

Par la suite, le drapeau olympique a été hissé, les serments des athlètes, des juges et des entraîneurs ont été prononcés. Le carnaval et les danseurs de samba ont envahi le stade. Gustavo Kuerten (tennis) et Hortência Marcari (basketball) ont escorté la flamme olympique jusqu’à la vasque, que Vanderlei Cordeiro de Lima a eu le privilège d’allumer.

C’est sous les feux d’artifices et la lueur de la flamme olympique que s’est conclue cette soirée mémorable et qu’ont été officiellement lancés les Jeux de Rio.