Quand le futur de la lutte aux Jeux olympiques était incertain il y a quelques années, ce sont deux Canadiens qui ont aidé à sauver les meubles. Ça coule de sens étant donnée la longue histoire d’amour qui unit le Canada au sport de combat.

En 2013, le Comité international olympique avait pris la décision de retirer la lutte du programme olympique de Tokyo 2020. Les médaillés d’or olympiques Daniel Igali (Sydney 2000) et Carol Huynh (Beijing 2008) avaient alors été choisis par leurs consœurs et confrères de la communauté pour plaider la cause devant le CIO à la conférence de Buenos Aires. Leur puissant discours avait su contribuer grandement à réintégrer la lutte au sein des Jeux.

Carol Huynh (centre) accompagnée de Nenad Lalovic, président de la FILA (gauche) et de Lise Legrand, vice-président de la FFL (droite), témoignant pour la réintégration de la lutte au programme olympique devant le Comité olympique international durant la conférence de Buenos Aires, 2013.(AP Photo/Victor R. Caivano)

Carol Huynh (centre) accompagnée de Nenad Lalovic, président de la FILA (gauche) et de Lise Legrand, vice-président de la FFL (droite), témoignant pour la réintégration de la lutte au programme olympique devant le Comité olympique international durant la conférence de Buenos Aires, 2013.(AP Photo/Victor R. Caivano)

Maintenant que la lutte est ici pour rester dans le spectre olympique, une nouvelle génération d’athlètes canadiens auront la chance de marcher dans les pas de Daniel Igali, Carol Huynh et de la triple médaillée olympique Tonya Verbeek.

À Rio, huit lutteurs et lutteuses de style libre représenteront le Canada : Jasmine Mian (48 kg), Jillian Gallays (53 kg), Michelle Fazzari (58 kg), Danielle Lappage (63 kg), Dori Yeats (69 kg), Erica Wiebe (75 kg) du côté féminin ainsi que Haislan Garcia (65 kg) et Korey Jarvis (125 kg) chez les hommes.

Alors que plusieurs de ces athlètes pourraient se hisser jusqu’au podium, c’est pourtant Erica Wiebe qu’il faudra avoir à l’œil. Sa feuille de route à elle seule pourrait ramollir les genoux de ses adversaires. Erica est, entre autres, la championne des Jeux du Commonwealth de 2014 et celle du Grand Prix de Yarygin en 2015.

On pourrait bien voir plus d’un Canadien sur le podium de Rio 2016, ça s’est produit aux Jeux de Londres 2012 et à ceux de Beijing 2008. En fait, le Canada a vu l’un de ses représentants sur le podium olympique de lutte libre à tous les Jeux depuis ceux de Barcelone en 1992… Il y a 24 ans. Mine de rien, le Canada compte 16 médailles olympiques dans son histoire et gageons que Rio 2016 fera monter ce nombre.

Haislan Garcia (en bleu) lors du second tournoi mondial de qualification olympique. (Gregory Bull)

Haislan Garcia (en bleu) lors du second tournoi mondial de qualification olympique. (Gregory Bull)

Le retour de la lutte au programme olympique ne s’est pourtant pas fait sans changements. Le plus important de ces changements est celui du réaménagement des catégories de poids. Passant de sept à Londres 2012 chez les hommes à six à Rio 2016 alors que pour les femmes sont passées de quatre à six.

Pour certains, cela impliquait de changer de programme d’entraînement pour passer à une autre catégorie de poids, plus élevée ou plus légère.

Peu importe qu’il soit question de prise ou de perte de poids, les Canadiens feront fort probablement pencher la balance en leur faveur à Rio. C’est dans leur ADN.